Une vague de forte chaleur succède à une première canicule, survenue à la fin du mois de mai, qualifiée d’historique par sa précocité. « Deux canicules alors que l’été n’a pas encore officiellement commencé, c’est inquiétant et du jamais-vu », relève Gaël Musquet. Le météorologue et expert de la prévention des risques insiste : « On a déjà pulvérisé plus d’une vingtaine de records mensuels de chaleur » entre le 18 et le 19 juin, comme à Langres (Haute-Marne), où l’on a enregistré 35,7 °C vendredi 19 juin dans l'après-midi.
Mais ce n’est pas le plus inquiétant, car le pire est à venir. « L’indicateur thermique national, qui est la moyenne des températures relevées sur 30 stations, le matin et l’après-midi, risque de dépasser les records du 5 août 2003 et du 25 juillet 2019 », ajoute-t-il. À savoir, 29,4 °C. Selon lui, on risque de frôler les 30 °C au vu de l’étendue géographique de la vague de chaleur.
Ce lundi 22 juin ou ce mardi 23 juin 2026 pourraient alors faire date dans notre histoire météorologique et devenir « les jours les plus chauds jamais enregistrés en France tous mois confondus » depuis 1947, s’alarme encore Gaël Musquet. Et ensuite ? À très court terme, « cela n’augure rien de bon, car on n’en voit pas la fin ».
L’épisode de 2026 sera la norme en 2046
Selon Météo-France, cette dernière semaine de juin sera « exceptionnellement chaude », de jour comme de nuit. C’est l’une des particularités de cette canicule. Coïncidant avec le solstice d’été, période où les journées sont les plus longues de l’année, les nuits seront bien trop courtes pour nous rafraîchir. Ainsi, on attend pas moins de 28 °C au plus frais de la nuit, « à savoir, juste avant le lever du jour, et durant une trentaine de minutes seulement », détaille l’organisme, entre les 23 et 24 juin, à Paris, Bordeaux et Nice.