Dans deux semaines, Édouard Philippe tiendra son premier grand meeting de campagne à l’Adidas Arena à Paris. À la veille de ce rendez-vous, où il est très attendu, le candidat Horizons à la présidentielle répond à ceux qui l’accusent de ne promettre que « du sang et des larmes » et livre à La Tribune Dimanche son credo : « Le sujet, ce n’est pas de rompre ou de ne pas rompre [avec Emmanuel Macron], c’est de faire. »
LA TRIBUNE DIMANCHE — Ne craignez-vous pas que la multiplication des candidatures à l’élection présidentielle ne décrédibilise celle-ci aux yeux des Français ?
EDOUARD PHILIPPE — L’élection présidentielle, c’est un débat public important. Il est légitime que toutes les voix se fassent entendre. Je ne suis pas le mieux placé pour dire aux autres : « Ne vous présentez pas ! » On verra bien qui ira jusqu’au bout. La vraie question, c’est la qualité du débat et des options qu’on propose aux Français. Après, j’ai aussi en mémoire le précédent de 2002, où Lionel Jospin avait considéré qu’un grand nombre de candidats dans son espace politique lui permettrait de ratisser un peu plus large. Finalement, cela avait éparpillé les voix et l’avait conduit à être éliminé du deuxième tour.