Ça sent bon les galettes-saucisses, le cidre qui pétille et le beurre, samedi 25 avril au midi, dans la salle municipale de Liffré (Ille-et-Vilaine). Le lieu a été transformé en buffet géant pour la troisième édition du Printemps du Souffle breton, rendez-vous printanier de la social-démocratie. Très sollicités entre deux bouchées pour des demandes de selfies, Raphaël Glucksmann et François Hollande parviennent malgré tout à se croiser.
Aussitôt, les caméras foncent sur eux. « Quel est le meilleur candidat ? » demande un journaliste. Regards gênés entre les deux, puis petite pirouette de l’ancien président qui montre la salle : « Il est là. » François Hollande a assez de bouteille pour ne pas se faire avoir. « On se prépare, on se prépare… », répète quant à lui l’eurodéputé Place publique. Les deux sont attendus un peu plus loin, à l’extérieur, pour une photo de famille avec tous les participants, dont Yannick Jadot, Carole Delga, Matthieu Pigasse… L’ancien chef de l’État parvient à se placer au milieu, au premier rang. Raphaël Glucksmann est derrière lui. Un élu socialiste souffle : « Il sait faire, Hollande. »
À moins d’un an de la présidentielle, les deux hommes sont persuadés d’être dans le même bateau, et qu’un des deux finira par tomber à l’eau. « Le match se joue entre eux deux, estime un parlementaire socialiste. Le reste n’existe plus. » L’un comme l’autre assurent ne pas se tirer dans les pattes. Chacun retient ses coups. « Je ne suis pas du tout dans cet esprit-là, promet François Hollande. Tout ce qui vient enrichir la discussion est bon à prendre. On trouvera les points de convergence. »