La manière d’associer l’UDR fera partie des débats du séminaire de préparation de la campagne du RN pour 2027 ces jeudi et vendredi.Ces prochaines 48 heures, le noyau dur du Rassemblement national sera réuni, quelque part en Île-de-France, autour de Marine Le Pen et de Jordan Bardella pour un premier « séminaire » de préparation à la campagne présidentielle à venir. Le tandem dirigeant du parti d’extrême droite a nimbé ce colloque d’un épais mystère, « alors qu’au contraire, montrer qu’on bosse, c’est très bien », s’étonne un participant.
D’aucuns soupçonnent la présidente du groupe RN à l’Assemblée nationale et celui du parti d’avoir ainsi voulu ménager ceux qui n’ont pas été conviés. Parmi les présents, il y aura les conseillers frontistes François Durvye, Renaud Labaye, Ambroise de Rancourt et Jérôme Sainte-Marie, et les parlementaires Sébastien Chenu, Alexandre Loubet, Philippe Olivier, Kévin Pfeffer et Jean-Philippe Tanguy.
Complémentarité ou entités distinctes ?
De membres de l’Union des droites pour la République (UDR), le mouvement d’Éric Ciotti, il n’y aura point. Pour autant, la manière d’associer, en 2027, cet allié à la ligne économique ultralibérale fera partie des débats ces jeudi et vendredi.
« Tout l’enjeu, d’ici à l’automne, sera de savoir comment le RN travaille avec l’UDR, glisse un élu au fait des discussions. Est-ce qu’on joue la complémentarité en préservant des entités bien distinctes ? Est-ce qu’on prépare un programme commun ? » C’est surtout autour du système des retraites que le sujet va se poser, Éric Ciotti étant favorable à l’introduction d’une dose de capitalisation, contrairement au Rassemblement national – du moins pour l’instant.