De l’or ou SpaceX ? La chronique financière de Marc Fiorentino
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L’or est une valeur refuge. C’est ce que tous les apprentis investisseurs ont appris à leurs débuts. Une valeur vers laquelle on court se réfugier quand un événement majeur se produit. Et une guerre, me semble-t-il, répond à cette définition. Et pourtant ! L’or a volé de record en record jusqu’à frôler les 6.000 dollars l’once fin janvier, après une hausse historique de 60 % en 2025. Puis la guerre en Iran a été déclarée. Et l’once d’or s’est effondrée de plus de 20 %. Pas tout à fait le refuge espéré. Essayons de comprendre les raisons de ce contre-pied.
Première raison : « les arbres ne poussent pas jusqu’au ciel ». La progression spectaculaire de l’or ces dernières années a provoqué un vent de prises de profits assez habituel dans ce type de configuration de marché. Et ces ventes ont été amplifiées par les spéculateurs, en difficulté sur d’autres marchés sous pression, qui devaient réduire leur effet de levier et répondre à des appels de marge. Classique. Du déjà-vu.
Deuxième raison : les banques centrales. On le sait, ce sont elles qui ont enflammé l’or en augmentant massivement leurs réserves. À tel point que la part de l’or avait dépassé la part des emprunts d’État américains dans les réserves des banques centrales. Mais la guerre et la crise coûtent cher. Très cher. Et la Russie a dû liquider une partie de son or pour financer son effort de guerre. La Turquie, entre autres, a elle aussi procédé à des ventes significatives de ses réserves en or. Et cela a fortement pesé sur les cours.
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