Une nouvelle affaire Abdeslam

Salah Abdeslam, ici dessiné à son procès pour les attentats organisés le 13 novembre 2015, à Paris.
LTD/AFP/JONATHAN DE CESARE

Salah Abdeslam, ici dessiné à son procès pour les attentats organisés le 13 novembre 2015, à Paris.
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Le procureur national antiterroriste Olivier Christen a affirmé hier que la menace djihadiste est « la plus importante à la fois dans son volume et dans le niveau de préparation des passages à l’acte » et « s’accroît » depuis trois ans. Le parquet national antiterroriste (Pnat) a annoncé, samedi 8 novembre, que trois Françaises ont été mises en examen et écrouées en octobre pour avoir préparé un attentat djihadiste dans des bars et une salle de concert de la capitale.
Les trois femmes sont suspectées d’avoir évoqué sur Internet des armes à feu et une ceinture explosive. Le Parisien affirme que l’une d’entre elles, originaire du Rhône, aurait publié des contenus pro-djihad sur un compte TikTok.
Au même moment, la justice s'intéresse de près aux agissements de Salah Abdeslam depuis sa cellule de la prison de Vendin-leVieil (Pas-de-Calais). Seul terroriste des attentats du 13-Novembre à avoir survécu, condamné à la perpétuité incompressible, l’homme de 36 ans a été placé en garde à vue mardi 4 novembre dans une enquête ouverte en janvier pour détention d’un objet illicite, une clé USB.
Samedi 8 novembre, le Pnat a annoncé que l’enquête avait été étendue à l’infraction d’association de malfaiteurs terroriste en vue de la préparation d’un crime contre les personnes. Dans ce cadre, trois autres personnes ont été interpellées, dont la compagne d’Abdeslam. Cette femme, avec qui il entretiendrait une relation épistolaire, aurait reçu un droit de visite du prisonnier.
Fait rare, la justice a utilisé un article du Code de procédure pénale prévoyant une prolongation exceptionnelle de garde à vue au-delà des 96 heures, en cas de « risque sérieux de l’imminence d’une action terroriste en France ou à l’étranger » ou si « les nécessités de la coopération internationale le requièrent impérativement ».
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Une source syndicale pénitentiaire a indiqué qu’« il a été retrouvé des connexions de clé USB » sur l’ordinateur de Salah Abdeslam, qu’il a légalement eu le droit de s’acheter pour « suivre des cours », mais avec un « usage très limité ». Cette clé aurait permis de transférer de la propagande djihadiste sur l’ordinateur de Salah Abdeslam.
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