Mort de de Quentin Deranque : premières inculpations de suspects pour meurtre

Jacques-Elie Favrot, collaborateur du député LFI Raphaël Arnault
LTD/ALEX MARTIN / AFP

Jacques-Elie Favrot, collaborateur du député LFI Raphaël Arnault
LTD/ALEX MARTIN / AFP
Deux hommes soupçonnés d'avoir frappé à mort le militant nationaliste Quentin Deranque ont été mis en examen jeudi soir pour homicide volontaire et un assistant du député LFI Raphaël Arnault pour complicité. Quatre autres suspects doivent encore être présentés aux juges d'instruction dans la soirée, a précisé le procureur de Lyon Thierry Dran. Un peu plus tôt, le magistrat avait requis la mise en examen et le placement en détention provisoire des sept hommes, âgés de 20 à 26 ans.
Interpellés mardi soir et mercredi, « deux ont refusé de s'exprimer » pendant leur garde à vue, les autres « reconnaissent leur présence » sur les lieux de l'agression et « certains admettent avoir porté des coups » à Quentin Deranque « ou à d'autres victimes », a-t-il précisé. Tous contestent l'intention de tuer.
Parmi eux il y a des étudiants, des employés dans le privé, une personne sans emploi et un assistant parlementaire, a détaillé le magistrat.
Ce dernier est Jacques-Elie Favrot, collaborateur du député LFI Raphaël Arnault, qui a annoncé mardi avoir engagé les démarches pour suspendre son contrat.
Devant les enquêteurs, Jacques-Elie Favrot « a reconnu (...) la commission de violences et sa présence sur les lieux » mais « a indiqué qu’il n’était pas l’auteur des coups qui ont provoqué le décès de M. Deranque », avait indiqué mercredi son avocat Bertrand Sayn.