Au cœur de la parenthèse enchantée, pris dans le flux des sports qui brillent, les regards s’étaient vite détournés de ceux qui vrillent. Les flops, autant les glisser sous le tapis. C’est ainsi que la gymnastique française est sortie de Paris 2024 en se demandant comment elle avait pu à ce point passer à côté de la java. Rien à redire pour le secteur rythmique (6e rang pour les Bleues) ou le trampoline (Pierre Gouzou, 6e), beaucoup à regretter côté artistique. La tête de gondole. Si, chez les hommes, Samir Aït Saïd avait été mortifié par sa 4e place aux anneaux, les attentes résidaient surtout dans la force du collectif féminin.
Dix mois plus tôt, l’équipe de France emmenée par Mélanie de Jesus dos Santos s’était parée de bronze au concours général par équipes lors des Mondiaux à Anvers (Belgique). Première médaille du genre depuis 1950, consécutive à de jolis rapprochés (5e en 2018 et 2019). Avant de la remettre en jeu à Jakarta (Indonésie) cette semaine, de l’eau a donc coulé sur les joues. Effet d’une succession de loupés dans une Arena de Bercy qui présumait tout l’inverse.
Dès l’échauffement des qualifications, ça n’avait pas filé droit : la lourde chute aux barres asymétriques de Marine Boyer, commotionnée, avait secoué le groupe. L’intéressée avait finalement tenu bon, mais sans pouvoir tenir son rôle de capitaine : « J’étais centrée sur moi-même, car à tout moment je pouvais finir sur la tête. C’est la seule chose dont je me souviens. J’ai tout oublié de la compétition. » Et la compétition a tout oublié des Bleues. Pas la moindre finale, alors qu’une présence dans cinq d’entre elles était escomptée. Déroute.