Mondiaux de volley : les Bleus à l’assaut de leur dernier sommet
Damien Burnier
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Match de préparation des Mondiaux contre la Serbie.
Reuters
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Match de préparation des Mondiaux contre la Serbie.
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Ils seront tous là. Tous sauf un : Kévin Tillie, victime de la « grosse densité » à son poste de réceptionneur-attaquant, ne figure pas sur la liste couchée par Andrea Giani, le sélectionneur des Bleus. Pour les Mondiaux aux Philippines, qui démarrent ce midi contre la Corée du Sud pour l'équipe de France, onze des douze champions olympiques ont été reconduits. Pure logique de prime abord, mais en soi une petite surprise tant les agapes de Paris 2024 semblaient prendre le goût d'un festin de clôture. En tout cas pour les plus anciens. Ceux qui étaient déjà en place voilà une décennie pour les premières fulgurances estampillées Team Yavbou. Mais les Benjamin Toniutti (35 ans), Nicolas Le Goff (33 ans), Jenia Grebennikov (35 ans) et Earvin Ngapeth (34 ans) ont donc remis ça.
Au-delà d'un plaisir à faire durer, il y a une bonne raison de rester en rangs serrés : les Mondiaux sont la seule compétition à n'avoir jamais souri à ces Bleus-là (4es en 2014, 7es en 2018, 5es en 2022). Alors qu'ils ont marché sur l'Europe (2015), empoché à quatre reprises la Ligue des nations entre 2015 et 2024, et pris une double dose de bonheur olympique. Une odyssée, soit dit en passant, sans doute pas appréciée à sa juste valeur, la France des sports de salle étant naturellement plus prompte à se délecter des poussées du handball et du basket.
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« Le début de l'histoire, c'est 2012, quand Laurent [Tillie, sélectionneur d'alors] nous explique tout, retrace Jenia Grebennikov, mais c'est au Mondial 2014 qu'on a commencé à grandir. Se retrouver en demi-finale, c'était un truc énorme pour nous, frustrant aussi car on n'a rien ramené. Derrière, on est beaucoup à être partis dans des gros clubs à l'étranger et on est devenus une vraie équipe, avec des joueurs performants dans leur propre style. »
Damien Burnier