Pourquoi Adidas a misé sur le mini-Bercy parisien
Stephane Colineau
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© Edgar Sapiña Manchado/EFE/maxppp
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L'air de rien, c'est une première mondiale pour Adidas. Jamais le géant allemand n'avait donné son nom à une enceinte sportive. C'est chose faite avec la salle multifonctions de la porte de la Chapelle, dans le nord de Paris, qui sera inaugurée dimanche 11 février avec un match de championnat de son club résident, le Paris Basketball, contre Saint-Quentin. « Il est symbolique que cette première survienne à Paris en 2024 », fait observer le directeur marketing d'Adidas France, Christophe Mazel, dans un clin d'œil appuyé aux Jeux olympiques.
D'un coût de 106 millions d'euros et dotée de 8.000 places assises (9.000 places en « configuration spectacle »), l'Arena est l'un des rares équipements d'envergure construits pour l'événement. Elle accueillera les épreuves de badminton, de gymnastique rythmique, de parabadminton et de para-haltérophilie. Les matchs de basket auront paradoxalement lieu au stade Pierre-Mauroy de Lille puis à l'Arena Bercy, pour une question mal anticipée de hauteur sous plafond exigée par le CIO.
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Conformément aux règlements olympiques, la nouvelle salle parisienne sera vierge de mention à son « namer » pendant les épreuves, comme l'Accor Arena, dont elle est complémentaire en matière de capacité. Ce n'est donc pas la lumière générée par les JO qui a poussé la marque à verser 2,8 millions d'euros de redevance à l'exploitant pendant cinq ans (plus sept en option). Ce qu'elle est venue chercher, c'est l'aura urbaine, la « street credibility », cette pièce maîtresse pour écouler ses produits.
Stephane Colineau
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