Ils ne sont pas bien nombreux, les chefs d’État ou de gouvernement qui ont été aperçus à la fois à la signature des accords d’Abraham en 2020, à la cérémonie d’investiture de Donald Trump pour son second mandat début 2025, au sommet sur la paix à Gaza en octobre de la même année, et à la première réunion du Board of Peace du président américain en février. Gianni Infantino, lui, coche toutes les cases.
Il n’est pourtant ni un dignitaire politique ni un monarque. Il est le président de la Fifa, le gouvernement du football mondial, le sport le plus populaire de la planète, qui brasse et distribue des milliards. Et, à ce titre, l’égal des grands de ce monde ?
On ne prend pas beaucoup de risques en affirmant qu’il aime le penser et que ceux-ci ne font pas grand-chose pour l’en empêcher. Lorsqu’il se déplace dans un des 211 pays affiliés à la Fifa, il n’est pas rare que Gianni Infantino soit reçu par le chef d’État plutôt que par le dirigeant de la fédération nationale. « En tant que président, il aime côtoyer les grands de ce monde, soupèse Fabrice Jouhaud, qui a été son directeur de communication de 2016 à 2019. Les grands de ce monde, eux, réalisent l’importance et la puissance de ce qu’il incarne, et se sentent obligés de lui faire une place. »
Les grands de ce monde (…) se sentent obligés de lui faire une place