• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
Défense et AérospatialeDéfense

Drones : les dessous de la stratégie de la France pour être à l'état de l'art

Photo de Michel Cabirol

Michel CABIROL

Publié le 11 juin 2026 à 03:30 - Mis à jour le 11 juin 2026 à 09:41

Les drones, une capacité cruciale pour les armées

Les drones, une capacité cruciale pour les armées

ministère de la Défense suédois

Le Quotidien Numérique

25 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Aurélie Casse, journaliste : « J’adore les apéros interminables de l’été »

  • 2

    Un coût de 800 millions d’euros, contre 625 à l’automne dernier : Poker menteur à la tour Montparnasse

  • 3

    Guerre en Iran, choc pétrolier et revers taïwanais : l'engrenage qui réécrit l'ordre mondial

  • 4

    Incendies en Gironde : « Ce qui est en jeu aujourd'hui, c'est la survie de la presqu'île du Cap Ferret »

  • 5

    De « plusieurs jours de travail » à « 30 secondes » : l’IA bouleverse l’activité des gérants de fonds

  • 6

    TGV : Bussereau plaide pour une solidarité entre opérateurs afin de préserver les dessertes du territoire

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
Depuis quelques mois, le ministère des Armées déploie une nouvelle stratégie équilibrée pour rester à l’état de l’art dans la durée dans le domaine des drones, incontournables sur tous les nouveaux théâtres d'opérations. Décryptage de cette stratégie à la veille de l'ouverture du salon de l'armement terrestre Eurosatory (15 juin).

Enfin… Le Délégué général pour l’armement (DGA) a enfin tordu l’idée reçue selon laquelle les armées françaises devaient acquérir le plus vite possible des drones en masse pour être plus performantes dans les conflits de ce nouveau monde. « Commander immédiatement des millions de drones serait un nonsens car ils seraient rapidement obsolètes », a récemment asséné Patrick Pailloux. Une évidence : non seulement la France n’est pas en guerre contrairement à l’Ukraine, qui consomme aujourd’hui des millions de drones par an pour se défendre contre la Russie, mais les technologies des drones ukrainiens, notamment les logiciels dopés à l’IA, sont très rapidement contrecarrées par les Russes (brouillage, interception des liaisons radio…). C’est vrai aussi en sens inverse. Sur ce conflit, un drone reste performant sur une période extrêmement courte, entre un et trois mois.

Anticiper un choc

Ce constat ne veut pas dire non plus que les armées françaises doivent rester inactives sur cette capacité désormais cruciale sur les tous nouveaux conflits. Bien au contraire. Le ministère des Armées a défini une stratégie pour tenter de rester à l’état de l’art dans la filière drones sans gaspiller les crédits alloués à l’achat de drones : 8,4 milliards d’euros sur la période de la loi de programmation militaire 2024-2030 en tenant compte du projet de loi d’actualisation de la LPM en cours de discussion.

« La bonne approche consiste à développer des drones innovants, toujours à jour technologiquement, et à travailler avec les industriels pour qu’ils soient capables, le moment venu, d’en produire en grande quantité », explique Patrick Pailloux. Le moment venu ? Vraisemblablement si la France s’engage militairement pour porter secours à un ou des pays membres de l’Otan et/ou de l’Union européenne, notamment, qui serai(en)t attaqué(s) par la Russie.

La stratégie de la DGA repose en partie sur l’alliance de petites entreprises de défense avec des grands groupes civils. C’est le cas de la PME Turgis & Gaillard qui a réussi à séduire le constructeur automobile Renault dans le cadre du projet Chorus, une munition téléopérée de très longue portée capable de parcourir plusieurs milliers de kilomètres et emportant des charges militaires significatives. « L’objectif est de concevoir un drone productible sur une chaîne de type automobile. Cela implique des choix de design et de composants adaptés à une production de masse », précise le Délégué général pour l’armement.

Elle coûte 120 000 euros, un montant non négligeable mais nettement inférieur à d’autres munitions. Pour autant, la question du modèle économique se pose pour le maintien de ces capacités industrielles sur la durée. « Une des possibilités consiste à maintenir des flux de financement léger, afin de maintenir ces capacités », répond-il. L’exportation pourrait également faire sens.

Newsletter

L’Alerte La Tribune

Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

Illustration de la newsletter L’Alerte La Tribune

« Il s'agit d'être crédible »

Cette stratégie devrait donner aux trois armées (terre, air et marine) l’assurance d’être prêtes le moment venu. « La dronisation connaît une accélération majeure », confirme le chef d’État-major de la marine nationale, l’amiral Nicolas Vaujour. Car dans une phase de confrontation brutale, comme l’a rappelé à l’Assemblée nationale le chef d’état-major de l’armée de terre, le général Pierre Schill, « il ne suffit pas d’être présent, il s’agit d’être crédible. Il faut être capable de montrer sa détermination, avec un volume de force suffisant ».

À l’été 2027, l’armée de terre disposera d’une unité de combat robotisée avec une vingtaine de robots et une trentaine de drones capables de mener des missions. Cette démarche permettra « d’établir un standard de fait, auquel d’autres industriels pourront se raccorder dès lors qu’ils démontreront leur capacité à contribuer utilement à cette unité », souligne le général Schill.

Ce qui est vrai pour l’armée de terre, l’est aussi pour l’armée de l’air et la marine. Ainsi, le chef d’état-major de l’armée de l’air et de l’espace, le général Jérôme Bellanger veut notamment mener des expérimentations avant 2028 en matière de drones de combat collaboratifs (CCA), qui existent déjà aux États-Unis, en Chine et en Australie. A terme, il veut disposer « d’escadrons de drones à vocation de bombardement et d’escadrons de drones à vocation de chasse » pour fragiliser, voire supprimer, les défenses aériennes ennemies, explique-t-il. Ce qui est une vraie révolution dans la chasse française…

Quant à la marine, elle poursuit sa réflexion sur l’intégration complète des systèmes de drones dans ses missions de défense, de projection et d’action. « Nous nous orientons vers une marine pleinement hybride, dotée de drones aériens pour surveiller plus loin et accompagner les déploiements, mais également de capacités de drones de surface, tant pour la protection de nos approches que pour des missions de défense », éclaire l’amiral Vaujour.

À lire également

  • Drones : comment la France veut puissamment monter au front
  • Alice Rufo (ministre déléguée des Armées) : « Chaque groupe de combat ou plateforme aura au moins un drone »
  • Drones militaires : les usines se multiplient en France, mais la sélection sera impitoyable
  • ▶️Il fabrique des drones pour l'Ukraine depuis 2016 : retrouvez l’émission Air&Défense

LA FRANCE S' CONVERTIE AUX MTO
Devenues essentielles depuis la guerre en Ukraine sur tous les champs de bataille, les munitions téléopérées (MTO) à bas coût de courte, moyenne ou longue portée, n’existaient pas il y a encore quatre ans. Elles servent à saturer les défenses aériennes, à frapper des objectifs dans la profondeur ou sur une ligne de front (véhicule blindé, char, pièce d’artillerie, poste de commandement, groupe d’infanterie, radar…). « Leur apparition et leur généralisation récente justifient que l’actualisation de la loi de programmation militaire permette l’acquisition de volumes significatifs de ces munitions », a récemment expliqué à l’Assemblée nationale le chef d’état-major de l’armée de terre, le général Pierre Schill. Le projet d’actualisation de la loi de programmation militaire prévoit une hausse de 400 % des crédits pour les MTO. Selon la ministre des Armées, les munitions de courte portée (inférieure à 10 kilomètres) seront livrées aux armées en 2026, celles de moyenne portée (inférieure à 100 kilomètres) et de longue portée, en 2027.

Michel CABIROL

Sur le même sujet

La filière aéronautique veut renforcer la résistance des fournisseurs face au risque cyber.

Des millions de cyberattaques chaque mois : la filière aéronautique française va muscler la résilience de ses PME

Alors que les cyberattaques se multiplient, la filière aéronautique française lance un programme visant à améliorer la résistance de 200 fournisseurs, dans le civil et la défense. Cette menace est susceptible de mettre en péril les montées en cadence de production.

Aéronautique
HyprSpace assure être en mesure d’effectuer son premier tir suborbital d’ici la fin de l'année 2026. Elle attend un créneau du côté de la Direction générale de l’armement en Gironde ou dans le Var.

Microlanceurs : HyprSpace dans les starting-blocks pour un premier tir suborbital en 2026

Dans la course aux microlanceurs tricolores, HyprSpace vise toujours un premier tir d’ici à la fin de l’année depuis la France métropolitaine. Si elle ne maîtrise pas complètement le calendrier, la start-up bordelaise de 150 salariés prépare déjà l’étape d’après, celle de l’industrialisation, qui sera tout aussi stratégique.

Premium
Défense et Aérospatiale
Assemblage de drones chez Cavok UAS

Guerre technologique : la Chine frappe 14 entreprises européennes, dont 3 françaises

La Chine vient de cibler trois acteurs français, une université polonaise et douze entreprises européennes dans une nouvelle liste noire d’exportations, en les accusant implicitement de participer à des chaînes de valeur jugées sensibles pour sa sécurité nationale.

Premium
Défense
La deeptech Limatech avait été le premier acteur européen à obtenir les autorisations nécessaires pour livrer ses batteries LFP en " première monte" à destination du marché civil de l'aviation.

Contre toute attente, le pionnier de la batterie aéronautique Limatech va être liquidé

Les derniers mois étaient remplis de turbulences, depuis qu'un accord de financement avec l'Arabie Saoudite avait été stoppé net en raison de la guerre au Moyen-Orient... Finalement, le pionnier de la batterie Lithium Fer Phosphate Limatech va être liquidé. Une annonce brutale, qui signe la fin d'une décennie de travaux qui visaient à révolutionner le monde aéronautique.

Premium
Aéronautique
Emmanuel Macron écoute Patrice Caine, président-directeur général du groupe Thales, lors de sa visite au pavillon de l'entreprise au Salon international de l'aéronautique et de l'espace de Paris, à l'aéroport de Paris-Le Bourget, en juin 2025.

Défense en surchauffe : comment Thales a effacé 3 milliards de dette en un an

Thales efface 3 milliards de dette sur un an, mais le moteur de cette performance est très spécifique : des commandes de défense en surchauffe, concentrées sur quelques grands contrats et des zones géopolitiquement sensibles.

Défense
Des batteries de Saft fabriquées à Bordeaux et destinées aux rames du futur TGV-M.

Les batteries lithium-ion de Saft montent à bord des sous-marins de Naval Group

Naval Group et Saft ont signé un contrat stratégique pour équiper tous les futurs sous-marins Scorpène et Barracuda de nouvelles batteries conçues et fabriquées en France. La technologie lithium-ion prend le relais des batteries en plomb pour doter ces submersibles conventionnels d’une autonomie prolongée en mer.

Défense
Dassault a entamé des discussions pour développer une alternative au SCAF, mort et enterré, avec la standard F5 du rafale comme étape clé.

Le SCAF enterré, le patron de Dassault dégaine une alternative franco-française et appelle « à se jeter à l’eau »

Après l’échec du SCAF, Dassault Aviation pousse au développement d’un avion de combat de nouvelle génération. Alors que cette alternative franco-française pourrait être ouverte à d'autres partenaires, l’avionneur voudrait faire voler un démonstrateur dès 2031.

Aéronautique
Le MAX 10 est destiné notamment à concurrencer l'Airbus A321neo sur le segment des monocouloirs de grande capacité.

Boeing proche de décrocher la certification des 737 MAX 7 et MAX 10 après des années de retard

Boeing entrevoit enfin la certification des 737 MAX 7 et MAX 10, deux appareils stratégiques pour relancer sa dynamique industrielle face à Airbus.

Aéronautique