Le navigateur Charlie Dalin est mort d'un cancer à 42 ans

Charlie Dalin, le 22 avril 2024.
LTD/Sebastien SALOM-GOMIS / AFP

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LTD/Sebastien SALOM-GOMIS / AFP
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Héros du large devenu inspiration pour de nombreux malades, le navigateur Charlie Dalin, vainqueur du Vendée Globe 2024/2025, est mort à Quimper dans la nuit de mercredi à jeudi, à l'âge de 42 ans des suites d'un cancer. « C'est avec une profonde tristesse que notre famille et moi-même annonçons le décès de mon mari Charlie Dalin, des suites d'une longue maladie », écrit sa femme Perrine dans un texte transmis aux médias jeudi.
Sans la médiatiser initialement, il avait emporté la maladie à bord de son Imoca pour son dernier Vendée Globe, avec l'autorisation des médecins et un traitement adapté. Puis il avait rendu public son cancer en octobre dernier, dans un livre visant à aider les malades, huit mois après son arrivée victorieuse devant un magnifique soleil levant aux Sables-d’Olonne, devenant recordman de ce tour du monde en solitaire, sans escale et sans assistance surnomé « l'Everest des mers ». (64 jours 19 heures 22 minutes).
Depuis cette victoire, il avait mis sa carrière de navigateur entre parenthèses pour passer du temps avec sa femme et son jeune fils, tout en participant à la conception du futur voilier de l’écurie Macif, équipe avec qui il a signé la plupart de ses nombreuses victoires.
Né au Havre (Seine-Maritime) mais habitant depuis des années à Concarneau (Finistère) Charlie Dalin rêvait de refaire un jour de la voile, sport qu'il avait découvert par hasard ado lors de vacances à Crozon. Marin pudique et discret dans le privé, pédagogue et volontiers loquace concernant sa passion, il s'était forgé sur les pontons une réputation de technicien rigoureux, pugnace et résilient.
En un peu plus de quinze ans de carrière, il a signé de nombreux succès comme sur la Fastnet Race (2021, 2023), la Transat Jacques Vabre (2019), la Transat AG2R (2012) et bien d’autres courses de premier plan. Double champion de France de course au large (2014, 2016), il a aussi terminé sur le podium de cinq Solitaires du Figaro, une course à étapes formatrice qu'il appréciait tout particulièrement.
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Malade, il avait choisi de continuer à croire en ses rêves : « Peu importe que ce soit un Vendée Globe ou des tours du service à pied (à l'hôpital), l'important c'est d'avoir un objectif pour avancer », confiait-il. Des hommages lui seront rendus dans les jours à venir.
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