Cinq sur cinq. Avec sa large victoire du vendredi 21 novembre à Nice (1-5), l’Olympique de Marseille a étiré sa série de bons résultats à la veille d’un rendez-vous européen. Certes, l’opposition n’était pas très relevée contre Lorient (4-0), Le Havre (6-2) ou à Auxerre (0-1), mais elle l’était à Strasbourg (1-2), où le défenseur Amir Murillo avait frappé dans le temps additionnel. Jeudi 20 novembre, les Aiglons n’ont résisté que onze minutes avant leur opération portes ouvertes. On dit parfois des joueurs qu’ils lèvent le pied avant les grands matchs. Les Marseillais appuient, eux, sur l’accélérateur.
Cela ne va pas de soi. Ni le Paris Saint-Germain ni l’ AS Monaco n’ont fait carton plein lors de ces journées difficiles à gérer. D’autant que celle-ci, la 13e, suit une trêve internationale, consacrée pour certains aux qualifications pour la Coupe du monde. Roberto De Zerbi se méfie de cette configuration qui éparpille ses internationaux. Cette fois, le capitaine Leonardo Balerdi, blessé, n’a pas rejoint l’Argentine ; en revanche, son compatriote Gerónimo Rulli a joué 90 minutes en Angola. Alors, comme en septembre et en octobre, l’Italien a préservé son gardien au profit de sa doublure Jeffrey De Lange, plutôt à son avantage.
Gérer l’effectif est une priorité. Comparé à l’an dernier à la même période, les Marseillais ont déjà disputé six matchs de plus (17 contre 11). Avec la qualification directe pour la Ligue des champions, le président Pablo Longoria et le directeur du football Mehdi Benatia ont mobilisé davantage de ressources humaines : De Zerbi a déjà utilisé 27 éléments.