Le géant de la sidérurgie ArcelorMittal finalise à Mardyck, près de Dunkerque, sa nouvelle unité d’acier « électrique ». Prévue pour entrer en service d’ici fin novembre, cette installation stratégique voit son coût réévalué à 600 millions d’euros, soit le double de l’investissement initial.
Le géant de la sidérurgie franchit une nouvelle étape sur son site de Mardyck, près de Dunkerque, avec la mise en service imminente de sa nouvelle unité d’acier électrique, un projet stratégique dont le coût a été réévalué à 600 millions d’euros, soit le double des estimations initiales.
Lancé il y a plusieurs années, ce chantier s’inscrit dans le vaste plan de transformation industrielle du groupe ArcelorMittal, qui vise à verdir ses procédés de production et à répondre à la demande croissante en acier pour la mobilité électrique.
L’usine, qui comptera cinq lignes de production, fabriquera un acier à grains non orientés, utilisé notamment dans les moteurs électriques, les transformateurs, les générateurs ou encore les éoliennes.
D’ici la fin du mois de novembre, trois lignes sur cinq devraient être opérationnelles, les deux dernières devant suivre « dans les mois suivants ». Cette montée en puissance marquera une étape importante dans la constitution d’une filière européenne de l’acier magnétique, essentielle à la décarbonation du secteur automobile et énergétique.
Estimé à 300 millions d’euros lors de son annonce en 2023, le projet de Mardyck a vu son enveloppe budgétaire passer à 600 millions d’euros. Une réévaluation qui s’explique par la hausse du coût des matériaux, les contraintes techniques liées à la haute performance des aciers produits, ainsi que par la volonté d’intégrer des équipements plus sobres en énergie.
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ArcelorMittal inscrit cet investissement dans une stratégie mondiale de développement de la filière dite « électrique ». Un projet similaire est en cours à Calvert, en Alabama, pour un montant de 900 millions d’euros. Ces sites visent à accompagner la montée en puissance de la mobilité électrique et la production d’énergie renouvelable.
Sur le plan local, la mise en service de cette unité représente une centaine d’emplois directs, auxquels s’ajoutent plusieurs centaines d’emplois indirects liés à la sous-traitance, la maintenance et la logistique. L’usine s’intègre au sein du bassin industriel dunkerquois, l’un des plus importants d’Europe pour la sidérurgie, actuellement engagé dans une profonde mutation vers la production bas carbone.
Le site de Mardyck, spécialisé dans les aciers plats, bénéficie déjà de sa proximité avec le port de Dunkerque, un atout logistique majeur pour les exportations vers les marchés européens et internationaux.