Fisher Investments France donne son avis sur les nuances des dépenses de consommation

Fisher Investments France
DR
PROPOSÉ PAR
Fisher Invest France - Stratégies d’investissement à long terme

Fisher Investments France
DR
Les ventes au détail attirent l’attention pour plusieurs raisons. Selon les données qu’elle analyse, Fisher Investments France est d’avis que la majorité des grandes économies publient un rapport mensuel, qui compare plusieurs pays de façon régulière et pertinentes. Les États-Unis sont l’un des rares pays à publier un rapport mensuel sur les dépenses de consommation. Comme la plupart des autres pays le font trimestriellement dans le cadre de leur rapport sur le produit intérieur brut (PIB, mesure de la production économique établie par le gouvernement), certains commentateurs que nous suivons considèrent les ventes au détail mensuelles comme un indicateur avancé de l’évolution des dépenses. Le commerce de détail est également pertinent, à nos yeux, car il permet facilement de suivre l’activité dans les quartiers commerçants, un passe-temps que la plupart d’entre nous ont déjà pratiqué.
Bien que les ventes au détail reflètent certaines dépenses de consommation (nous y reviendrons plus tard), elles ont leurs limites. En termes de méthodologie, de nombreux indicateurs ne sont pas rajustés en fonction de l’inflation, ce qui signifie qu’une hausse rapide des prix peut fausser les résultats dans une certaine mesure. Quelques pays (comme le Royaume-Uni et le Canada) tiennent compte de cet aspect en publiant les volumes des ventes, qui reflètent mieux la quantité de biens vendus par les détaillants plutôt que leur valeur. Ces pays font cependant figure d’exception, selon les données économiques sur lesquelles Fisher Investments France fonde son avis. Certains organismes statistiques ne publient pas non plus de données mensuelles corrigés des variations saisonnières, mais s’appuient plutôt sur des taux de croissance en glissement annuel. Bien que les comparaisons des ventes en glissement annuel soient utiles, elles peuvent être faussées par des événements survenus l’année précédente (comme une baisse ponctuelle des ventes), ce qui rend difficile l’identification des tendances plus récentes.
Toutefois, la principale lacune des ventes au détail, selon nous, tient au fait qu’elles ne reflètent en général qu’une partie des dépenses consacrées aux biens, alors que les dépenses de consommation se composent majoritairement de servicesⁱ. Les ventes au détail aux États-Unis incluent les services de restauration, mais pas les autres services. En outre, la majorité des autres indicateurs se concentrent sur les biens également. L’indice britannique des ventes au détail, par exemple, suit les ventes des magasins d’alimentation, des grandes surfaces, des magasins de biens non alimentaires, des magasins de vêtements et chaussures, du commerce de détail hors magasins et des stations-servicesⁱⁱ. Pour l’Union européenne, l’indicateur des ventes au détail d’Eurostat est similaire. Il enregistre les ventes de produits alimentaires, de produits non alimentaires, d’équipements ménagers et de biens culturels et de loisirs, entre autresⁱⁱⁱ. Bien qu’ils indiquent la santé des ventes au détail, ces chiffres ne représentent pas entièrement l’ensemble des dépenses de consommation, selon Fisher Investments France.
Prenons les dépenses des ménages britanniques pour l’exercice clôturé en mars 2024. Les principales catégories sont le logement (18 %), les transports (14 %) ainsi que les loisirs et la culture (12 %)ⁱᵛ. Certaines de ces catégories incluent des biens (par ex. des véhicules motorisés ou des équipements sportifs), mais la plupart comprennent des services (par ex. des loyers d’habitation, les services d’entretien de véhicules ou la participation à des événements sportifs)ᵛ. La répartition est similaire dans l’Union européenne, où trois catégories représentent environ la moitié des dépenses des ménages : le logement (23,6 %), l’alimentation et les boissons non alcoolisées (13,2 %) ainsi que les transports (12,7 %)ᵛⁱ. Aux États-Unis, les services représentent près de 70 % des dépenses de consommation personnelle, contre environ 30 % pour les biensᵛⁱⁱ.
En outre, la majorité des dépenses liées aux services ont tendance à être moins volatiles. Selon ses analyses des données historiques, Fisher Investments France est d’avis que ce facteur ne fluctue pas autant que d’autres grandes catégories économiques comme les exportations et les importations ou les investissements des entreprises. Lorsque la conjoncture économique se détériore, les consommateurs sont moins enclins à acheter des articles coûteux, comme un nouveau manteau (qui relève du commerce de détail), mais il est peu probable qu’ils cessent de payer leur loyer ou leurs médicaments essentiels. Nous sommes d’avis que, d’un point de vue macroéconomique, les dépenses de consommation ne sont pas un facteur qui détermine la conjoncture économique comme beaucoup le croient.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

D’après Fisher Investments France, les ventes au détail sont plus pertinentes pour les secteurs de la consommation discrétionnaire et de la consommation de base. L’analyse des tendances des ventes peut permettre d’évaluer les excès d’optimisme, ou de pessimisme, à l’égard de ces catégories. Comprendre la différence entre les ventes au détail et les dépenses plus générales peut également contribuer à remettre en perspective les interprétations des rapports mensuels sur les ventes au détail, lorsque les gros titres tentent de tirer des conclusions générales sur l’économie (et donc, implicitement, sur les perspectives des marchés boursiers).
Les commentateurs ont, par exemple, tendance à réagir fortement aux résultats des ventes au détail, si l’on se réfère aux publications financières sur lesquelles Fisher Investments France fonde son avis. Au Royaume-Uni, certains experts ont ainsi attribué la croissance continue des ventes au détail aux remises, ce qui, à notre avis, implique une faiblesse des dépenses au sens large. Cependant, malgré les nombreuses discussions sur les remises au début de 2025, les dépenses des ménages britanniques à l’échelle du pays ont augmenté pendant cinq trimestres consécutifs tout au long du deuxième trimestre de 2025 (les dernières données disponibles au moment de la rédaction de ce document), sous l’impulsion des servicesᵛⁱⁱⁱ. De même, aux États-Unis, un argument récurrent en 2025 était que la baisse des ventes au détail trahissait l’impact négatif des droits de douane sur les dépenses de consommation en général. Les ventes au détail ont certes décliné sur une base mensuelle en avril et mai 2025, peut-être en raison de l’incertitude liée aux droits de douane, mais il n’en reste pas moins que les dépenses de consommation personnelles au sens large ont globalement augmenté tout au long du troisième trimestre 2025ⁱˣ.
Même si les ventes au détail attirent souvent beaucoup d’attention, il est important pour les investisseurs de comprendre que leur poids économique réel est parfois surestimé et qu’ils doivent continuer à faire preuve de rigueur dans leur analyse des données.
Ne manquez pas les dernières actualités et perspectives de marché de Fisher Investments France:
Fisher Investments France est le nom commercial utilisé par Fisher Investments Luxembourg, Sàrl en France (« Fisher Investments Europe »). Fisher Investments Luxembourg, Sàrl est une société à responsabilité limitée constituée au Luxembourg sous le numéro B228486 opérant également sous le nom Fisher Investments Europe (« Fisher Investments Europe »). Son siège social est sis à l’adresse suivante : K2 Building, Forte 1, 2a rue Albert Borschette, Troisième étage, L-1246 Luxembourg. Fisher Investments Europe est agréée en tant que société d’investissement par la Commission de Surveillance du Secteur Financier (« CSSF ») et en tant qu’intermédiaire en assurance auprès du Commissariat aux Assurances (« CAA ») et de l’ORIAS (sous le numéro 2020CM004). La succursale française de Fisher Investments Europe est immatriculée au Registre du commerce et des sociétés de Paris sous le numéro 853 467 207. S’agissant de ses services de gestion de portefeuille discrétionnaire, Fisher Investments Europe externalise à ses sociétés apparentées une partie des fonctions quotidiennes de gestion de portefeuille, de conseil en investissement et de trading.
Ce document reflète les opinions générales de Fisher Investments Europe et ne doit pas être considéré comme une recommandation personnalisée ou comme un reflet de la performance obtenue par ses clients. Rien ne garantit que Fisher Investments Europe maintiendra ces opinions, qui sont susceptibles de changer à tout moment si de nouvelles informations ou analyses lui sont communiquées ou en cas de réévaluation de celles-ci. Les informations contenues dans le présent document ne constituent en aucun cas une recommandation ou une prévision quant à l’évolution des conditions de marché. Elles sont fournies à titre purement indicatif. La situation actuelle ou future des marchés peut différer considérablement de celle présentée ici. De plus, aucune garantie n’est donnée quant à l’exactitude des hypothèses formulées à des fins d’illustration dans le présent document.
ⁱSource : Bureau of Economic Analysis (États-Unis), Office for National Statistics (Royaume-Uni) et Eurostat, au 11/12/2025. Affirmation et avis basés sur l’analyse des dépenses de consommation personnelle et des indicateurs des dépenses des ménages aux États-Unis, au Royaume-Uni et dans l’Union européenne.
ⁱⁱ Source : Office for National Statistics (Royaume-Uni), au 11/12/2025.
ⁱⁱⁱ Source : Eurostat, au 11/12/2025.
ⁱᵛ Source : Office for National Statistics (Royaume-Uni), au 12/12/2025. Dépenses des ménages en pourcentage des dépenses totales selon la classification COICOP pour l’exercice 2024.
ᵛ Ibid.
ᵛⁱ« Household Consumption by Purpose », équipe d’Eurostat, au 11/12/2025.
ᵛⁱⁱ Source : Bureau of Economic Analysis (États-Unis), au 11/12/2025.
ᵛⁱⁱⁱ Source : FactSet, au 12/12/2025.
ⁱˣ Source : FactSet, au 11/12/2025.