Facturation électronique : des solutions clés en main pour renforcer la digitalisation des TPE

Facturation Eléctronique
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Facturation Eléctronique
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Le 1er septembre prochain, toutes les entreprises devront être équipées pour recevoir des factures électroniques, tandis que les grandes entreprises et les entreprises de taille intermédiaire devront émettre et recevoir toutes leurs factures au format électronique. Une obligation légale attendue et préparée de longue date, que certaines entreprises ne semblent pourtant pas avoir anticipée : « Il y a encore beaucoup de pédagogie à faire, confirme Anissa Bestaoui, responsable numérique à la CCI Paris Ile-de-France. Pour certaines petites entreprises TPE, la réforme est encore perçue comme une énième contrainte réglementaire, ce qui peut traduire un manque de maturité numérique. Cette situation représente un enjeu fort qui renforce le rôle de la CCI Paris Ile-de-France dans sa mission d’accompagnement et accélération de ces entreprises à la digitalisation. »
Sur le terrain, de nombreux commerçants évoquent encore les difficultés rencontrées pour créer leur premier site internet, tandis que les entreprises de moins de 10 salariés redoutent de devoir investir à perte dans des solutions inadaptées. Selon une enquête en ligne menée par la CCI Paris Ile-de-France l’an passé, 37% des sondés ne percevaient pas encore le numérique comme un levier essentiel de développement. 23% la considéraient comme intéressante mais secondaire, quand 13% estimaient qu’il s’agissait surtout d’une contrainte ou d’un sujet peu pertinent pour leur activité. Loin de la digitalisation tous azimuts des grands groupes, ces entrepreneurs reconnaissent d’ailleurs spontanément une méconnaissance du sujet, quand près d’un quart d’entre eux n’était pas encore informé de l’obligation de la facturation électronique il y a seulement quelques mois. Et si les cabinets d’expertise comptable ont depuis largement communiqué sur la réforme, il est probable que les 14% d’entrepreneurs qui gèrent seuls leur comptabilité soient passés entre les mailles du filet… « La CCI Paris Ile-de-France a identifié très tôt ce besoin d’accompagnement des TPE, explique Anissa Bestaoui. Depuis quelques mois, nous avons ainsi organisé de nombreux ateliers ateliers et webinaires conjointement avec les DDFIP afin de sensibiliser et informer les entreprises, conscients que la sensibilisation est le premier step de la démarche, nous avons entrepris d’aller plus loin en proposant des solutions concrètes. »
Selon l’étude de la CCI, les entreprises qui repoussent leur transformation digitale le font surtout par manque de temps (54%), par méconnaissance des solutions adaptées (36%) et par manque de compétences en interne (28%). Le coût des solutions est aussi un frein pour la moitié d’entre elles. Afin de lever ces freins la CCI Paris Ile-de-France a donc lancé un appel à manifestation d’intérêt en début d’année afin d’identifier des solutions de facturation électronique adaptées aux besoins et aux contraintes des commerçants, des micro-entreprises, indépendants et des entreprises de moins de dix salariés.« L’idée est de leur apporter des solutions sélectionnées, faciles à prendre en main, adaptées au volume de factures et au niveau de maturité numérique des TPE, poursuit Anissa Bestaoui. En avril, l’ensemble des conseillers numériques de la CCI Paris Ile-de-France seront en mesure d’orienter ces entreprises vers les solutions référencées qui leur correspondront le mieux. » Avec plus de 12 500 créateurs, repreneurs ou cédants conseillés chaque année à l’échelle régionale, l’institution entend ainsi faire de la facturation électronique une porte d’entrée vers une digitalisation plus large. Au-delà de la simple mise en conformité qui devra se faire avant septembre - au risque de ne plus recevoir les factures des fournisseurs d’énergie, d’internet ou de téléphone - la réforme ne sera ainsi pleinement réussie en Ile-de-France que si elle sert aussi de tremplin pour accélérer la transformation numérique des TPE, rendre les process internes plus efficients et soutenir croissance, compétitivité et pérennité.