Entreprises en difficulté : l’importance de réagir vite

Entreprises en difficulté : l’importance de réagir vite
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Entreprises en difficulté : l’importance de réagir vite
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Si l’aventure entrepreneuriale est par définition semée d’embuches, il reste toujours très difficile de voir son entreprise prendre l’eau. Et quand le risque de cessation de paiement se précise, la tentation est grande de se figer dans le déni et d’attendre que la crise passe sans oser demander de l’aide. « La peur de l’échec active des mécanismes psychologiques de défense tels que le déni , analyse Sorina Isac, coordinatrice régionale des entreprises en difficulté à la CCI Paris Ile-de-France. Les dirigeants ressentent souvent de la culpabilité et de la honte qui n’ont pas lieu d’être, mais qui retardent la recherche de solutions. Il est pourtant essentiel de se faire accompagner le plus tôt possible pour pérenniser l’activité et préserver les emplois. » Car si la liquidation n’est pas une fatalité, les signaux d’alerte doivent être pris au sérieux dans un contexte où les défaillances se multiplient. Selon le cabinet Altares, les procédures de sauvegarde, de redressement et de liquidation ont ainsi augmenté de 6% au premier trimestre, tandis que 71 000 entreprises se sont retrouvées en cessation de paiement ces 12 derniers mois. Un phénomène préoccupant, qui s’explique par les effets cumulés de la pandémie, de l’inflation, de la hausse des coûts de l’énergie, des tensions internationales ou encore du ralentissement de la consommation.
Dans ce contexte économique tendu, les TPE et PME restent les plus exposées, notamment dans la restauration, le bâtiment, l’immobilier, le prêt à porter ou les services à la personne. «Ces structures disposent souvent d’une faible capitalisation et d’une trésorerie plus fragile, ce qui limite les marges de manœuvre, explique Sorina Isac. Mais on constate qu’elles sont souvent aussi moins équipées en outils de pilotage. Les difficultés peuvent donc s’aggraver très rapidement car, elles manquent de moyens techniques d’anticipation. » Alors que les retards de paiement seraient aujourd’hui impliqués dans près d’un quart des défaillances, beaucoup de dirigeants hésitent par exemple à engager des démarches de recouvrement, voire de relances actives. Avant même les premières alertes, il est donc essentiel de mettre en place un suivi régulier de sa trésorerie grâce à des tableaux de bord permettant d’anticiper les échéances, de surveiller le besoin en fonds de roulement et de suivre les capacités d’auto-financement. Au-delà de l’accompagnement par un expert-comptable, la CCI Paris Ile-de-France recommande ainsi vivement aux chefs d’entreprises de se former pour mieux garder la maîtrise de leur activité. Elle propose également à ce sujet, des diagnostics d'entreprise gratuits, ainsi que des webinaires, des ateliers et des conférences dans le cadre du programme Objectif résilience IDF co-financé par l'Union européenne.
Dès les premières alertes, il est en revanche impératif de se faire aider pour ne pas rester seul face à des difficultés qui peuvent vite s’avérer angoissantes et paralysantes. Pour les entreprises franciliennes, la CCI Paris Ile-de-France propose par exemple un diagnostic global confidentiel et gratuit, qui permet de faire le point sur les enjeux financiers, comptables, sociaux et juridiques. À l’issue de cette première étape, le dirigeant a déjà une vision d’ensemble et un plan d’actions adapté. S’il le souhaite, il peut ensuite bénéficier d’un suivi personnalisé pour ne pas perdre pied face aux procédures administratives. « La CCI est acteur neutre, ce qui nous permet de proposer un audit à 360 mais aussi de prendre en compte la situation personnelle du dirigeant grâce à une écoute empathique, un soutien moral et une aide concrète, comme la mise en relation directe avec les bons interlocuteurs, souligne Sorina Isac. En fonction de la situation de l’entreprise, des solutions peuvent ainsi être trouvées pour redresser la barre, soit dans la prévention, les procédures de mandat ad ’hoc et conciliation, soit dans le traitement, les procédures de sauvegarde et de redressement judiciaire. Loin d’être synonymes d’échecs, ces démarches permettent au contraire de gagner du temps pour se donner les moyens de consolider l’activité. Et même lorsque l’aventure entrepreneuriale doit se solder par une liquidation judiciaire, l’enjeu reste celui du rebond. « Les crises économiques sont cycliques et l’entrepreneuriat comporte nécessairement des phases plus difficiles, rappelle Sorina Isac. La liquidation est juste une étape, qui apporte un surplus d’expérience et n’empêche pas de créer une autre entreprise ou de reconstruire un projet professionnel. Il faut croire en l’humain : il est fait pour se réinventer. »
Demander un diagnostic gratuit : https://www.entreprises.cci-paris-idf.fr/offres/diagnostic-entreprises-en-difficulte