Via la facturation électronique, Sage révolutionne la gestion des entreprises

Christophe Adam et Nicolas Rossato
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La Tribune Now - Actualités et analyses

Christophe Adam et Nicolas Rossato
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L'Etat français se devait de transposer la directive européenne VIDA (VAT in the digital age ou TVA à l'ère numérique), adoptée en 2025. Elle vise à moderniser le système de facturation, mais l'objectif est plus large... Il s'agit in fine de révolutionner la vie des entreprises.
Le mouvement est en marche, d'autant que les grandes entreprises, en tant que donneurs d'ordre, poussent désormais leurs prestataires TPE/PME/ETI à s'équiper en solutions de facturation électronique, puisque ces sociétés vont devoir, dès le 1er septembre 2026, être en mesure de recevoir et de traiter des factures conformes émanant de leurs clients donneurs d'ordre.
De plus, le système de plateformes agréées par l'Etat permettra non seulement de transmettre et de recevoir les documents en question mais aussi d'envoyer des données de transactions et de paiement à l'administration. Il s'agit donc aussi pour l'Etat de combattre « les écarts de TVA ». Autrement dit, d'éliminer les fraudes. De quoi récupérer plusieurs milliards d'euros...
A l'heure actuelle, une centaine de ces plateformes agréées sont en place, même si une demi-douzaine raflent la quasi-totalité du marché. La société éditrice de logiciels spécialisés Sage fait partie des leaders. « Si, parmi nos entreprises clientes, certaines se sont déjà inscrites sur une plateforme, au niveau national, cette proportion est plus faible. Or le 1er septembre arrive très vite », relève cependant Christophe Adam, Growth Manager E-Invoicing & Sage Network. Autant dire que les entreprises doivent agir rapidement. Et elles pourront tirer de réels bénéfices du nouveau système.
D'abord, en centralisant les flux, en standardisant les formats et en rendant transparent l'avancement du traitement, le système de facturation électronique tend à réduire des délais de paiements de plus en plus longs. En outre, du fait que le système valide numériquement l'authenticité de la facture à la source, il réduit les risques de fraudes – qui sont élevés, puisque selon les données, huit PME sur 10 reçoivent des factures frauduleuses régulièrement et certaines en ont même payé par mégarde ! Sans oublier qu'un système plus transparent, plus rapide et plus rigoureux permet aux entreprises d'afficher des comptes plus attrayants pour une banque, qui pourra mieux évaluer leur solvabilité avant un prêt, par exemple. Enfin, la standardisation va permettre aux entreprises de fluidifier leurs échanges internationaux, notamment en réduisant les délais de traitement douanier. C'est donc toute la chaîne d'opérations qui s'allège. Avec, à la clé, une productivité qui augmente : d'après une étude Sage, la facturation électronique permettrait aux PME d'économiser 5h40 par semaine, soit jusqu'à 13 500 euros par an.
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« A cette gestion en temps réel s'ajoutent d'autres avantages, relève Nicolas Rossato, Sage Network Manager. Nous avons construit une plateforme modulaire, Sage Network, qui intègre tous nos produits – de facturation, comptabilité, gestion des commandes et des stocks, planification des ressources (ERP)... Nous assurons également l'intégration d'outils extérieurs à notre plateforme et la sécurisation de la connexion à la plateforme agréée par l'administration pour la facturation électronique. »
Mieux encore, la facturation électronique améliore la qualité des données qui peuvent être recueillies. Une façon d'ouvrir la voie à une utilisation « augmentée » de l'intelligence artificielle (IA). Ainsi, Sage, avec son agent IA Sage Copilot, apporte aux entreprises une analyse très fine des données, assortie d'alertes (sur un « mauvais payeur », par exemple), et de projection de trésorerie, et ce, parce que les outils Sage sont également dotés d'agentique. Les connaissances concernant les données peuvent donc être converties en exécutions de tâches (envoi de mail, d'alertes, etc.), le tout avec des demandes effectuées en langage naturel. « Nous voyons la facturation électronique comme un catalyseur, conclut Christophe Adam. Ce cas d'usage, concret et obligatoire, permet aux entreprises d'apprécier la digitalisation en général et de lancer une réflexion stratégique sur les outils à adopter pour en profiter pleinement en termes de productivité et de compétitivité. »