Quand les grands groupes misent sur l’innovation des start-up françaises

Mission French Tech
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Aujourd’hui, les chiffres parlent d’eux-mêmes : 1 milliard d’euros d’engagements fléchés par 11 grands groupes auprès des start-up, 700 entreprises membres (dont une centaine de grands groupes), 90 partenaires institutionnels et 12 000 mises en relation commerciales.
« Le mouvement prend de l’ampleur. Alors qu’au départ nous devions consacrer beaucoup d’efforts pour convaincre les acteurs de rejoindre l’initiative, les adhésions sont aujourd’hui plus spontanées et naturelles. Grands groupes, mais aussi PME, ETI ou encore scale-ups, ils sont de plus en plus nombreux à vouloir désormais s’impliquer. » se réjouit Sabrina Hedroug, directrice des programmes à la mission French Tech.
Un cap a même été franchi en juin dernier avec un engagement à hauteur de 1 milliard d’euros mobilisé par dix grands groupes (ADP, AXA, BPCE, CMA CGM, Capgemini, EDF, FDJ United, Orange, SNCF et Sopra Steria), pour l’achat de solutions portées par des start-up et scale-up de la French Tech. BNP Paribas a rejoint le mouvement fin août, à l’occasion des Universités d’été du Medef, devenant ainsi le 11ème grand groupe à flécher une partie de ses commandes vers les start-up françaises. Et les start-up en bénéficient déjà, à l’image de Shippeo (données logistiques) ou encore ChapsVision (édition de logiciels), qui ont décroché de nouveaux contrats.
La raison de cette montée en puissance ? « Je choisis la French Tech permet aux grands groupes d’anticiper leurs besoins en innovation grâce à l’agilité des start-up », explique Sabrina Hedroug. Concrètement, l’initiative multiplie les mises en relation commerciales débouchant sur des contrats. Dernier exemple en date : à la Rencontre des Entrepreneurs de France du Medef, une centaine de mises en relation entre 20 grands groupes et 28 start-up et scale-up de la French Tech ont été organisées. Et pour amplifier encore la dynamique, la mission French Tech labellise les grands rendez-vous économiques de l’année, à l’instar de la séquence de mise en relation commerciale entre grands groupes et start-up organisée dans le cadre du BIG de Bpifrance, il y a quelques jours.
Côté formation, « Je choisis la French Tech Académie », proposée par la mission French Tech en partenariat avec OpenClassrooms, propose une formation en ligne simple, gratuite et adaptée aux start-up, en s’appuyant sur 40 experts des achats afin d’aider les jeunes entreprises à mieux comprendre et naviguer dans la commande publique. Cette formation certifiante leur donne de la légitimité auprès des acheteurs publics « comme le ministère des Armées, l’un des principaux acheteurs publics auprès des start-up », précise Sabrina Hedroug. Depuis son lancement en février dernier, elle a déjà permis de former près de 2 000 start-up.
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« Je choisis la French Tech » mise aussi sur la valorisation des success stories. C’est tout le sens du lancement, le 18 septembre dernier, de la newsletter « Le chant du coq , qui, à peine diffusée, compte déjà plus de 100 000 abonnés et qui accroît la notoriété de l’initiative. Si ce levier de communication prend de l’ampleur « nous pourrions aller encore plus loin, et mobiliser l’ensemble des grands groupes. Les besoins croissants en intelligence artificielle et en indépendance technologique renforcent l’intérêt pour ce programme », avance Sabrina Hedroug.
Pour continuer sur sa lancée, « Je choisis la French Tech » mise sur une série d’événements à ne pas manquer. En particulier :
- le 21 octobre, le Meet-up GreenTech, organisé par l’Ecolab, proposera un atelier dédié aux collectivités locales ainsi qu’un speed meeting avec les pépites de la French Tech ;
- le 27 novembre, cap sur le Forum innovation défense où les start-up se retrouveront pour des pitchs face à des experts et grands groupes ;
- le 2 décembre, le salon AGIR, organisé par la Gendarmerie nationale, promet un speed dating riche en rencontres entre start-up et acheteurs publics.
La dynamique est réelle : selon le rapport 2023 de l’Observatoire des relations entre start-up et grands comptes pilotés par le Médiateur des entreprises, les achats des grands groupes auprès des start-up françaises connaissent une progression de 17 % par rapport à 2021, représentant 4,28 milliards d’euros soit 2,3% du total.
Par ailleurs, selon ce même rapport, non seulement les start-up prennent une place croissante dans l’éventail d’achats des grands comptes, mais ces derniers perçoivent de moins en moins de freins et de risques à collaborer avec elles.
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