La Santé au travail : au cœur des enjeux de la filière aéronautique, espace et défense

Chiffres clés de l’étude IPECA Santé et arrêts de travail de la filière Aéro
BCOM
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La Tribune Now - Actualités et analyses

Chiffres clés de l’étude IPECA Santé et arrêts de travail de la filière Aéro
BCOM
La Santé, la Qualité de Vie et les Conditions de Travail (SQVCT) est plus que jamais un sujet au cœur des priorités du secteur.
Pour accompagner les entreprises et salariés, IPECA, Institution de prévoyance dédiée à la protection sociale de la filière depuis 1947, a mené une étude basée sur l’analyse de l’indicateur arrêt de travail mis en regard des données de consommations médicales sur près de 95 000 salariés*. Objectifs ? Mieux comprendre les causes des arrêts de travail dans le secteur, identifier les facteurs de risques et proposer des recommandations concrètes en matière de prévention.
* Etude menée dans le strict respect des règles RGPD, selon une méthode de calcul comparable pour chacune des entreprises, et qui exclut les congés maternité / paternité sans impact sur l’analyse globale
Avec plus de 3 salariés sur 10 en arrêt de travail au moins une fois dans l’année, et une absence de 7,5 jours / salarié, le secteur marque une relative stabilité et se porte mieux que les autres secteurs d’activité. Elle n’est pour autant pas revenue au niveau d’avant Covid, et il existe de fortes disparités entre les structures qui peuvent nuire à l’efficacité globale de la filière. Près de 30 % de structures se situent au-delà des moyennes observées et seulement 17 % en deçà.
Les arrêts de travail sont liés à des facteurs exogènes ou endogènes à l’entreprise. Les arrêts de travail courts, qui sont majoritaires avec près d’1 arrêt sur 2 < à 4 jours, ont ainsi essentiellement pour cause les maladies saisonnières type grippe, gastro-entérite... Fréquents et inattendus, ils ont un impact réel sur les entreprises : réorganisation des chaînes de production, pression managériale, stress au sein des équipes etc…
Les arrêts longs, eux, représentent 3 arrêts sur 100 avec une durée 6 fois supérieure à la moyenne (117 jours). Plus maîtrisés, ils sont néanmoins complexes à gérer car ils appellent à une logique de remplacement. Pour ces arrêts, l’étude met en exergue deux principaux motifs : les troubles psychiques, qui connaissent une vraie montée en puissance (1 arrêt long sur 4 et 1er motif de consultation chez les cadres) ; et les troubles musculo squelettiques qui ne faiblissent pas, principalement chez les ouvriers.
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L’étude note enfin que les actions de prévention mises en œuvre pour réduire les accidents du travail et accompagner le retour à l’emploi ont démontré une réelle efficacité avec des accidents du travail divisés par 2 depuis 2019, et des temps partiels thérapeutiques multipliés par 3.
A l’issue de l’étude, deux recommandations prioritaires sont identifiées pour les entreprises :
la bonne réalisation du DUERP (Document Unique d’Evaluation des Risques Professionnels) insuffisamment utilisé comme outil de pilotage ; la mise en place d’actions de prévention concrètes en matière de « santé publique » pour prévenir les risques épidémiques, et en matière de troubles psychiques et musculosquelettiques (formation des managers, identification de référents dédiés, présence de professionnels de santé sur site) ...
« Cette étude constitue un vrai levier de progrès pour la santé et le bien-être au travail, et ouvre la voie à une dynamique vertueuse, où la prévention, le dialogue social et l'amélioration des conditions de travail deviennent des priorités partagées » déclare Philippe Ricard, Directeur général d’IPECA.