La biotech lyonnaise Axoltis Pharma vient de lever 18 millions d'euros. Un financement qui doit lui permettre de finaliser son essai clinique de phase II lancé en 2024 pour tester son traitement sur 82 patients atteints de la maladie de Charcot.
La biotech lyonnaise Axoltis Pharma vient de finaliser un tour de table de 18 millions d'euros pour poursuivre le développement de son traitement contre les maladies neurodégénératives. En essai clinique de phase II, son produit cible pourrait permettre de réparer la barrière du hémato-encéphalique protégeant le cerveau et, couplé à d'autres molécules, ralentir ainsi la maladie.
Avec près de 400.000 patients dans le monde, la maladie de Charcot (ou SLA pour sclérose latérale amyotrophique) est désignée comme « la maladie la moins rare des maladies rares ». Incurable, cette pathologie se traduit par une paralysie progressive du corps due à la dégénérescence des motoneurones impliqués dans la marche, la parole, la déglutition ou encore la respiration.
L'une des causes de cette dégénérescence, que l'on retrouve dans les maladies neurodégénératives (Alzheimer, Parkinson, etc) se trouve au niveau de la barrière hémato-encéphalique qui protège le cerveau et qui se trouve altérée dans le cadre de ces pathologies, laissant ainsi passer des composés du sang dans le cerveau. C'est là que la biotech clermontoise Axoltis Pharma, fondée en 2003, entend entrer en jeu.
Son traitement NX210c a pour ambition de venir restaurer cette barrière et de protéger les neurones, précise le Dr. Godfrin, président du directoire d'Axoltis qui a rejoint l'aventure en 2016. Ce qui fournirait ainsi une des clés « d'un cocktail gagnant » composé d'autres mécanismes d'actions, permettant, l'espère le Dr Godfrin, « un ralentissement significatif de la maladie ».
La biotech a débuté une essai clinique de phase II auprès de 82 patients atteints de la maladie de Charcot, et vient de clôturer une levée de 18 millions d'euros qui servira majoritairement à son financement. Cette augmentation de capital fait entrer dans l'entreprise Fidat ventures (un véhicule d'investissement du fonds familial de Philippe Oddo, Oddo BHF)
et le family office Cenitz, des deal clubs mais aussi des business angels. Les investisseurs historiques (Norfoalk, le fonds régional Avenir Industrie AURA, FaDièse 3, Simba Santé 2) ont également réinvesti.
Newsletter
Ma Tribune
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.
Sept brevets et un essai clinique en cours
La solution, développée avec des laboratoires partenaires, est née de travaux menés à l'université de Clermont-Ferrand sur le développement du système nerveux central pendant l'embryogenèse. Dépositaire de sept brevets, la biotech a également obtenu la dénomination de médicaments orphelins en Europe et aux Etats-Unis et mène depuis quelques mois un essai clinique de phase II pour son candidat-médicament NX210c auprès de 82 patients atteints de la maladie de Charcot et répartis dans seize centres.