Devenu incontournable dans le monde sportif, le Centre de droit et d’économie du sport (CDES) se dote de nouveaux locaux, à Limoges, pour étoffer son offre. Un essor qui répond à la financiarisation croissante du sport professionnel et aux nouveaux défis sociaux et environnementaux.Ce nouveau bâtiment de 1 200 m2 bâti à Limoges a été financé à hauteur de 2,62 millions d'euros par la Région Nouvelle-Aquitaine. Il permet d’accueillir des organisations sportives nationales de basket, rugby, hand-ball et équitation, de même qu’une structure d’insertion par et pour le sport. Mais il abritera surtout les équipes du Centre de droit et d'économie du sport (CDES), une structure originale créée en 1978 par les professeurs François Alaphilippe et Jean-Pierre Karaquillo.
« C'était une époque où le sport était quasi totalement bénévole et dépourvu de ligues professionnelles. Il y a donc eu tout un travail de formation des dirigeants et d'accompagnement des sportifs en reconversion », rembobine Christophe Lepetit, le directeur des études économiques du CDES. En plus de 50 ans, cet organisme, qui dispense aujourd’hui six formations reconnues sur le plan européen, a formé des centaines de dirigeants, cadres, sportifs de haut niveau, experts juridiques et économiques. « 800 à 900 de nos anciens étudiants noyautent aujourd'hui le sport français », signale Jean-Pierre Karaquillo.
« Le sport nécessite davantage de régulation »
Gérée par l’association CDES-Progesport, la structure s’est étoffée autour d’une équipe pluridisciplinaire comptant 30 experts en droit, économie et gestion du sport, titulaires du Master 2 droit et économie du sport dispensé par le CDES et ayant, pour la plupart, des expériences sportives. De quoi nourrir une palette d'études et de conseils à destination des pouvoirs publics et du mouvement sportif .
Multipropriétés, financiarisation croissante et arrivée de nouveaux investisseurs : le football et le rugby professionnels font face à de nouveaux défis que le CDES ambitionne d'aider à appréhender. « Le sport est un secteur économique à part entière mais il nécessite davantage de régulation économique, sociale et au niveau de l'emploi. Cela passe notamment par un contrôle de gestion modernisé », illustre Christophe Lepetit, qui cite également l'indispensable transition écologique des grandes compétitions sportives.