Faire équipe, ne pas rester seul dans son couloir de nage… Les métaphores sportives ne manquent pas pour qualifier ce projet qui réunit les hôtes successifs des Jeux Olympiques et Paralympiques d’hiver de 2026, 2030 et 2034. L’initiative, baptisée COOPJOP, lancée officiellement lors de Milan-Cortina, vise à renforcer la coopération entre les différentes terres d’accueil de l’événement sportif planétaire, le Sud et Auvergne-Rhône-Alpes pour la France (2030), la Lombardie pour l’Italie (2026), l’Etat de l’Utah et la Ville de Salt Lake City pour les Etats-Unis (2034). « L’idée n’est pas simplement de se succéder, mais de transmettre, de se comparer, de s’aligner et d’apprendre collectivement pour faire des Jeux un levier durable et inclusif pour nos territoires », répète Renaud Muselier, président de la Région Sud. Le ministère des Affaires étrangères a même adoubé le projet, lauréat de l’appel à projets « Sport et coopération décentralisée ».
« Au cœur de nos enjeux, il y a la maîtrise des risques, la promotion des bonnes pratiques, l’amélioration de la qualité de l’air et la gestion des ressources en eau », poursuit Renaud Muselier Des thématiques organisées en cinq groupes de travail qui vont phosphorer jusqu’en décembre 2027 sur la durabilité des Jeux, en particulier sur son volet biodiversité, l’accès au sport pour tous, la promotion du sport de haut niveau, la participation de la société civile et l’héritage au sens large, qu’il soit économique, patrimonial ou culturel. Dans ce cadre, quatre pilotes expérimentaux scientifiques ont d’ores et déjà été lancés, conduits par les parties prenantes académiques du consortium, l’Université Côte d’Azur et The University of Utah.