Damien Robert, directeur général exécutif de la Solideo Alpes 2030, conduit cet établissement public qui vise à livrer les ouvrages et aménagements pérennes des JO des Alpes.
À l’occasion du retour du drapeau olympique à Albertville (Savoie) ce lundi, Damien Robert, le directeur général exécutif de la Solideo revient en exclusivité avec la Tribune sur le calendrier très resserré qui va se mettre en place pour livrer une quarantaine d’ouvrages olympiques, actés dans la première maquette financière présentée fin janvier.
Damien Robert, directeur général del'établissement public Société de livraison des ouvrages olympiques Alpes 2030 (Solideo) - « Nous avons beaucoup appris des Jeux 2026 de Milan-Cortina : d’abord parce que ce projet est très proche de celui qu'on porte, à la fois dans son organisation « multisites », mais aussi dans son environnement et sa gouvernance, avec la Simico (la société publique chargée de la construction de la centaine d'infrastructures à Milan, ndlr). Le principal atout, c’est cette diversité extraordinaire, qui permet aussi une mobilisation territoriale plus forte. Mais cela implique aussi que la Solideo soit au plus près des territoires et des collectivités.
Cela pose notamment la question de la manière dont on pense l'accessibilité de ces sites qui, bien qu’éloignés géographiquement, seront in situ très concentrés pour les Alpes. Notre feuille de route comporte une quarantaine d'ouvrages : un tiers d'entre eux sont en réalité liés à l'accessibilité et aux transports, qu'il s'agisse d'une passerelle, d'une télécabine, ou d'une ligne de bus…
Sur ce sujet, la Solideo sera à la croisée de différentes compétences, entre l'État, les différentes collectivités et acteurs (SNCF, etc.) pour financer des projets comme les ascenseurs valléens, les routes, les bus à haut niveau de service (BHNS)… Comment cela va s’articuler ?
Notre feuille de route à la Solideo reste le champ de l’accueil des athlètes, avec tout ce qui contribue à l'organisation des Jeux et à leur accessibilité à l’intérieur des sites. Tout ce qui a vocation à proposer un spectre plus large (comme les routes, les trains, etc.) requiert aussi des investissements, mais qui seront portés en partenariat avec l'État et les Régions, dans le cadre des contrats de plan État-Région, qui ont été un peu «boostés» pour l'occasion dans le Sud notamment.
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