Dermatose nodulaire : la région Occitanie débloque une aide d'urgence pour les éleveurs touchés
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Le 29 août dernier, le ministère de l'Agriculture s'était montré confiant sur une éradication possible de la dermatose nodulaire qui fait trembler les éleveurs laitiers. La découverte d'un nouveau foyer, qui réalise un bond de 100 kilomètres, suscite à...
La présidente de la Région Occitanie, Carole Delga, a fait voter une aide d’urgence de 300 000 euros pour soutenir les éleveurs touchés alors que l'abattage du troupeau de 200 vaches a débuté dans la matinée dans l'élevage d'Ariège où un cas de dermatose bovine a été détecté.
Après deux jours de mobilisation agricole visant à éviter l'euthanasie du bétail, l'abattage du troupeau de 200 vaches a débuté vendredi matin dans l'élevage d'Ariège où un cas de dermatose bovine a été détecté.
Pour Guilhem Boudin, 56 ans, ancien céréalier en Ariège, l'un des rares manifestants présents vendredi matin autour de la ferme, « on est en train de faire quelque chose de stupide. Une bête était réellement malade. Elle est morte et au lieu de faire un ciblage en fonction des bêtes malades et d'abattre au fur et à mesure, ils veulent tout abattre », a-t-il regretté.
De la même manière, la Confédération paysanne appelle depuis plusieurs jours « à mettre fin à l'abattage total au profit de l'euthanasie des animaux malades, pour le bien-être des animaux euthanasiés, et à lancer une campagne de vaccination large et accessible à tous et toutes » (aujourd'hui interdite en dehors des zones réglementées).
22 foyers détectés en Occitanie
Apparue en juin en France, la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) connaît une forte propagation en Occitanie : 22 foyers d’infection ont été recensés à ce jour dans les Pyrénées-Orientales, en Ariège et dans les Hautes Pyrénées, entraînant l’abattage obligatoire des animaux des élevages contaminés.
« Pour sauver tout la filière, l'abattage est la seule solution », a déclaré vendredi la ministre de l'Agriculture Annie Genevard. Quant à une vaccination générale, elle s'est dite « ouverte au dialogue, c’est une question à l’étude. On va commencer par étendre la zone vaccinale, autour des foyers de contamination ».
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Face à cette urgence sanitaire, la région a voté en commission permanente ce vendredi un dispositif d’urgence, doté de 300 000 euros, « complémentaire au dispositif de l’État, pour reconstituer les cheptels et éviter la disparition d’exploitations essentielles à l’équilibre rural et à la souveraineté alimentaire de notre pays ».