Premier département français pour l’hôtellerie de plein air avec quelque 52 000 emplacements répartis dans 340 campings, la Vendée entend devenir une référence en matière de sobriété hydrique.Face à la pression croissante sur la ressource en eau et à la recrudescence des sécheresses, la filière touristique vendéenne a choisi d’anticiper. Dès 2023, la Fédération Vendéenne de l’Hôtellerie de Plein Air a engagé un programme d’accompagnement des professionnels afin d’identifier les postes les plus consommateurs, chasser les gaspillages et déployer des solutions concrètes.
« Nous avons su fédérer les campings vendéens pour leur faire prendre conscience que nous sommes des citoyens vendéens avant tout et que nous devons participer à l’économie de cette ressource qu’est l’eau », souligne Franck Chadeau, président de la FVHPA, lors d’un échange avec La Tribune.
Un enjeu stratégique pour le secteur. À l’échelle départementale, l’hôtellerie de plein air consomme environ 2,5 millions de mètres cubes d’eau par an.
L’initiative fait figure de pionnière. Rarement un département touristique a engagé une telle mobilisation collective à l’échelle d’une profession entière, d’après la fédération qui regroupe aujourd’hui 270 campings sur les 340 que compte la Vendée.
Une économie attendue de 19 400 mètres cubes par an
Depuis le lancement de l’opération, 34 campings ont participé à une phase exploratoire et 30 autres ont bénéficié d'un accompagnement (audits, modélisation/diagnostic, plan d'action personnalisé). Les résultats définitifs sont encore en cours d’évaluation par le cabinet nantais FairMoove Solution mais les premières estimations sont encourageantes. « Nous attendons une économie de 19 400 mètres cubes d’eau, ce qui représente l'équivalent de huit piscines olympiques », indique Franck Chadeau.