À Belfort, NEEXT sécurise des fonds pour industrialiser son innovation énergétique
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Bruno Bonnell à Belfort. CRUNCH Lab UTBM, en mai 2023
@UTBM
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Bruno Bonnell à Belfort. CRUNCH Lab UTBM, en mai 2023
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Dans un contexte de tension sur les ressources énergétiques et de hausse structurelle des coûts de production, l’amélioration de l’efficacité apparaît comme un levier stratégique pour l’industrie française. Si les politiques publiques ont largement misé sur le développement de nouvelles capacités de production, la question du rendement des installations existantes revient au cœur des débats.
« Produire la même énergie avec moins de ressources, c’est un gisement immédiat de compétitivité et de décarbonation », résume Jean Maillard, cofondateur de NEEXT. C’est précisément sur ce terrain que se positionne la startup belfortaine. Lauréate de France 2030, NEEXT vient de finaliser une levée de fonds privée de 1,8 million d’euros - auprès de partenaires du secteur de l’énergie et de la décarbonation : le groupe Fives, le groupe Vulcain Engineering, Inventec Performance Chemicals (société du groupe DEHON), ainsi qu’un acteur clé du transfert de technologie de la recherche publique, la SATT Sayens - condition indispensable au déblocage des financements publics.
Cette première enveloppe vient d’être versée (sur un total de 7,3 millions d’euros). Ce tour de table marque un changement d’échelle pour l’entreprise, fondée en 2022 et aujourd’hui forte d’une quinzaine de salariés. « Cette levée nous permet de passer d’une phase très amont à une phase d’industrialisation, avec des recrutements, des bancs d’essai et une structuration plus industrielle de l’entreprise », explique Jean Maillard. Les effectifs devraient ainsi atteindre près de 35 personnes à l’horizon de deux ans.
NEEXT s’appuie sur une technologie issue du laboratoire LRGP, en cotutelle CNRS–Université de Lorraine, dont elle détient la licence exclusive. Son innovation repose sur l’utilisation de fluides dits réactifs dans les systèmes de conversion d’énergie. Contrairement aux fluides traditionnels, inertes, ces fluides réalisent une réaction chimique contrôlée à l’intérieur du cycle thermodynamique, augmentant significativement le rendement global. « La réaction chimique vient booster les performances. C’est une rupture scientifique qui impose de repenser les matériaux, les modèles de calcul et le pilotage des installations », souligne le cofondateur.