Nouvelle unité de chirurgie ambulatoire, restructuration de la pharmacie… le centre hospitalier Émile Roux du Puy-en-Velay lance des travaux avec le soutien financier de l’État et de la Région. En ligne de mire notamment, la difficulté de recruter des médecins.Les travaux doivent débuter dès l’année prochaine pour une ouverture début 2028. Le centre hospitalier Émile Roux du Puy-en-Velay (Haute-Loire) engage un vaste chantier de construction d’une toute nouvelle unité de chirurgie qui comprendra quatre salles de blocs opératoires, 30 places de chirurgie ambulatoire et une salle de réveil.
« Notre bloc opératoire actuel, constitué de sept salles, n’est plus dimensionné pour faire face à l’augmentation de l’activité. En 20 ans, nous sommes passés de 3.000 interventions annuelles à 12.000 », indique Julien Keunebroek, directeur du centre hospitalier Émile-Roux.
Une forte hausse qui s’explique, selon ce professionnel, par une politique volontariste engagée ces dernières années avec le recrutement de médecins, d’anesthésistes… « Le pari a fonctionné, des équipes ont été reconstituées. Les patients du territoire qui étaient pris en charge dans les départements voisins, à Saint-Etienne ou Clermont-Ferrand, sont désormais opérés ici », souligne le directeur.
Mais pour répondre aux exigences de soins et aux besoins d’un bassin de santé de 200.000 habitants (sur les 230.000 que compte le département), une modernisation et un agrandissement s’imposent. L’établissement ambitionne aussi d’augmenter le taux de chirurgie ambulatoire qui plafonne aujourd’hui au Puy-en-Velay (57-58%). Quant au niveau national, « cela s’élève plutôt à 65% et sûrement bientôt à 70-80% avec les progrès de la médecine », note Julien Keunebroek.
10 millions de l’État, 5 millions de la Région
Ce projet immobilier comprend également la restructuration du pôle pharmacie. L’ensemble est chiffré à 27 millions d’euros, une somme considérable pour l’établissement. Alors pour accélérer le programme, l’État et la Région mettent au pot. Yannick Neuder, ministre démissionnaire en charge de la santé, est venu fin août acter une enveloppe de 10 millions d’euros, complétant l’aide régionale de 5 millions.