Chimie : Polytechnyl repris par le fonds américain Lone Star, 475 emplois sont supprimés
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Vallée de la chimie - Laurence Danière - Métropole de Lyon
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Vallée de la chimie - Laurence Danière - Métropole de Lyon
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Placée en redressement judiciaire en début d’année, Polytechnyl est repris par le fonds de retournement américain Lone Star. Sur les 547 salariés implantés sur les deux sites que compte l’entreprise, - le principal au cœur de la vallée de la Chimie à Lyon et une usine textile à Valence dans la Drôme-, seuls 72 sont repris, tous sur le site principal.
Selon le jugement que La Tribune a pu consulter, le prix de cession est de 10,1 millions d’euros. L’opération intègre « les actifs corporels relatifs aux activités de production de masterbatches, au bureau commercial et centre de R&D », ainsi que tous les éléments incorporels dont les brevets et les marques et certains stocks. Sont exclus, comme annoncé précédemment, les terrains et bâtiments, Lone Star souhaitant repositionner l’activité reprise dans un site plus modeste (avec engagement de relocalisation dans un périmètre de 20 kilomètres).
Si le niveau économique de l’offre a été jugé satisfaisant par les mandataires judiciaires, ce n’était pas le cas au niveau social, mais Lone Star étant le seul des 8 candidats à la reprise initialement intéressés à avoir maintenu son offre, le Tribunal des Activités Économiques de Lyon n’a pas vraiment eu l’embarras du choix pour trouver une porte de sortie plus reluisante à cette entreprise historique de la Vallée de la Chimie, fabricante de sel de nylon de polymères polyamides, de plastiques techniques et de fibres de polyamide (à Valence).
Créée il y a plus de 75 ans, Polytechnyl est le fruit de l’héritage Rhône-Poulenc : elle est passée par Rhodia et Solvay avant que ce dernier ne se déleste en 2019 de sa branche polyamide. Alors positionné sur cette acquisition, BASF avait finalement dû renoncer sur demande de la Commission européenne en raison d’une position monopolistique et avait dû trouver lui-même une alternative. Alternative que le géant allemand de la chimie était allé chercher en Belgique, auprès du beaucoup plus modeste groupe Domo Chemicals (2.000 salariés environ), aujourd’hui en difficulté.
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