ENTRETIEN EXCLUSIF — La patronne du mouvement sportif pointe la défiance persistante au sein du comité d’organisation, mais se réjouit des records de pratique dans le pays.Le paperboard est griffonné à plein, comme trop étroit pour contenir les « sujets prioritaires » du moment, des violences sexuelles aux tests génétiques dans le sport féminin. Amélie Oudéa-Castéra reçoit dans son bureau de présidente du Comité national olympique et sportif français (CNOSF), avec l’envie de creuser ces dossiers. Certains donnent le sourire à l’ex-ministre des Sports, comme les « 14 héritages » de Paris 2024, dont le deuxième anniversaire est célébré aujourd’hui au pied de la vasque avec des volontaires.
D’autres la préoccupent, comme le regain de défiance au sein d’Alpes 2030. Qui semble devoir poser, à nouveau, la question du maintien d’Edgar Grospiron à la tête du comité d’organisation. Le gouvernement et les régions parties prenantes ont les clés pour y répondre, à l’horizon de la rentrée. Tandis que le nom de Martin Fourcade, premier choix avant de renoncer, irrigue certaines discussions en coulisses.
LA TRIBUNE DIMANCHE — On imaginait que les problèmes de gouvernance s’aplanissaient au sein d’Alpes 2030. Mais le bureau exécutif de jeudi, avec l’ajournement de nominations à des postes clés (directeur des opérations et directrice de la cellule exécutive), a démontré le contraire…
AMÉLIE OUDÉA-CASTÉRA — On sort de séquences positives, avec de beaux emblèmes, la signature d’un premier partenaire qui en appelle d’autres, une carte des sites plus compacte, l’annonce des premiers Jeux d’hiver paritaires de l’histoire… Le projet a avancé et ses fondamentaux sont bons. Mais malgré cela on se retrouve de nouveau confrontés à des problèmes de gouvernance. On ne peut plus se le permettre. Car la transition à réussir maintenant, des fondations à la planification opérationnelle, est particulièrement exigeante et cruciale pour la suite du projet.