L'Observatoire de la qualité de l'air de la région Auvergne-Rhône-Alpes fête ses 50 ans cette année. Dressant un bilan positif des actions menées, la structure annonce élargir ses missions et ses partenariats pour mieux appuyer les liens entre qualité de l'air, santé et changement climatique mais aussi sécuriser des finances qui se fragilisent.Particules fines, oxydes d'azote : depuis un demi-siècle, l'Observatoire ATMO scrute la qualité de l'air sur le territoire auralpin, assurant un suivi réglementaire des émissions de polluants.
Indépendante, et dotée d'une gouvernance quadripartite comprenant des représentants de l'Etat, les collectivités territoriales, les acteurs économiques et les associations -, cettte association, qui compte 270 adhérents, vient de clore un cycle son dernier projet association quinquennal. Et s'apprête désormais à ouvrir un nouveau chapitre de cinq ans en élargissant son spectre de recherche, mais aussi de prérogative, afin de « de mieux assumer la transversalité existante entre qualité de l'air, climat, énergie et santé », dessine Eric Fournier, président d'ATMO.
Une réponse à une demande sociale croissante, pointe Marine Latham, directrice générale de l'organisation mais aussi à un besoin de renforcer les finances fragilisées de l'association.
Améliorer la connaissance et proposer des solutions
« Il y a deux grands axes sur lesquels on veut se réaffirmer. Le premier, c'est la santé, celle des personnes et des écosystèmes », précise-t-elle, rappelant que la pollution de l'air engendre chaque année près de 40.000 victimes. D'où la volonté de développer de nouveaux partenariats avec le CHU, par exemple, afin de permettre à la recherche médicale de s'appuyer sur les données de qualité de l'air régionale.
L'association s'est également auto-saisie du sujet des perfluorés ou Pfas, particulièrement important dans la région lyonnaise, pour mener des analyses. Un projet soutenu financièrement par la Métropole de Lyon et la région AuRA. « Nous avons développé une méthode active qui permet de déterminer la concentration de Pfas dans l'air », développe Eric Fournier. Des connaissances essentielles pour aider à déterminer la « valeur toxicologique de référence », c'est-à-dire le taux à partir duquel un impact sanitaire est avéré.