Orano mise sur la photonique pour sécuriser ses usines de traitement des déchets nucléaires
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Vue aérienne de l'usine Orano de La Hague
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Vue aérienne de l'usine Orano de La Hague
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D’ici à 2050, Orano devrait concrétiser son chantier dit de « L’Aval du futur », cet immense projet de plusieurs dizaines de milliards d’euros visant à renouveler son usine de traitement de la Hague. Dans l’enceinte de ce même site, il prévoit la construction de plusieurs piscines, d’un atelier d’entreposage, et d’une usine de fabrication de combustible Mox. Durée de vie envisagée de ces nouvelles installations : plus de 80 ans, avec une fin de vie prévue donc en 2120-2130.
Avec ces perspectives à très long terme, l’enjeu de la surveillance en temps réel du fonctionnement des installations et de leur maintenance est évidemment crucial. Parmi l’arsenal d’outils que va déployer le groupe français, figure la photonique : ces technologies basées sur les photons c’est-à-dire la génération de la lumière, son contrôle, sa détection, etc.
La photonique pourrait être particulièrement indiquée sur les questions de mesure de la radioactivité.
Orano vient ainsi de concrétiser à Saint-Etienne la création d’un laboratoire commun avec l’Université Jean Monnet, tutelle notamment du laboratoire Hubert Curien, référence internationale en matière de photonique et unité mixte de recherche avec le CNRS et l’Institut d’Optique Graduate School. Ce laboratoire pourrait mobiliser « des dizaines de personnes » côté Orano, indique Nathalie Collignon, directrice de l’innovation au sein du groupe Orano, sans préciser néanmoins le budget alloué à ce laboratoire.
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Au-delà de la performance, l’instrumentation photonique renforcée et couplée à la fibre optique (transport de la lumière) aurait l’avantage d’offrir une résistance intéressante pour ces environnements sévères. Les nouveaux capteurs issus du travail de ce laboratoire auront vocation à être déployés directement dans les futures installations ou dans des dispositifs embarquables.