La filière du vin fait sa transition vers des bouteilles plus écologiques
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Les bouteilles certifiées Terra Vitis.
Terra vitis
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Les bouteilles certifiées Terra Vitis.
Terra vitis
En France, les bouteilles de vin en verre représentent entre 50 et 65 % de l’empreinte carbone engendrée par la chaîne de production viticole. Avec une moyenne mondiale de 550 grammes par bouteille, l’enjeu devient urgent.
Face à ce constat, l’association Terra Vitis, née il y a plus de 25 ans dans le Beaujolais, et qui regroupe environ 2 000 viticulteurs, initie des actions à long terme. Selon Nicolas Daspres, directeur technique de Terra Vitis, « L’allègement des bouteilles est essentiel pour améliorer non seulement notre impact environnemental, mais aussi les conditions de travail des vignerons ».
Le poids des bouteilles pénalise l’environnement, mais également la santé des travailleurs, qui doivent supporter des charges chaque jour. En 2023, un consortium international a été formé pour encadrer ce changement, actant un pacte, Bottle Weight Accord, engageant les signataires (distributeurs, grandes maisons, producteurs, fabricants de bouteilles en verre) à adopter des bouteilles de moins de 420 grammes.
L’éco-conception des bouteilles de vin est un sujet important pour le monde du vin, est d’avis Jérôme Choblet, propriétaire du Domaine des Herbauges (Loire-Atlantique) depuis 1998, une entreprise viticole de 139 hectares. « Le contenant en verre représente à lui seul entre 70% et 85% de l’empreinte carbone d’une bouteille de vin », explique celui qui est également le co-président de l’association Terra Vitis. Il y a près de trois ans, le vigneron qui incarne la quatrième génération a converti l’intégralité de sa production en bouteilles allégées, soit « près d’un million d’unités ».
Concrètement, il a réduit de 34% le poids des bouteilles de vin, qui est descendu à 385 grammes, contre 585 grammes auparavant. « Notre empreinte carbone est ainsi passée de 1,880 kilos de CO2 par bouteille à 1,130 kilos. Et en agissant sur les bouchons, les cartons et les étiquettes, nous avons pu alléger l’empreinte carbone à 713 grammes de CO2. » À l’époque, ce dernier est précurseur dans la démarche. Depuis, « un quart des vignerons » du Muscadet lui auraient emboîté le pas. Jérôme Choblet qui exporte plus de 90% de sa production, souligne que les bouteilles allégées sont devenues un argument de vente auprès des professionnels alors que, sur certains marchés, c’est un passage obligé, notamment au Canada et en Suède où le poids des bouteilles de vin est limité à 420 grammes.
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