Dans un marché français de la confiserie en recomposition, marqué par la montée des marques de distributeurs et la progression des bonbons gélifiés, le groupe Sucralliance investit 14 millions d’euros dans une nouvelle ligne de production à Saint-Florentin, dans l'Yonne.Dans un contexte national où la confiserie de sucre reste un pilier de l’industrie agroalimentaire, malgré la pression inflationniste sur les matières premières et les enjeux nutritionnels, les industriels cherchent à renforcer leurs capacités tout en gagnant en agilité.
En France, le groupe Sucralliance arrive en troisième position sur un marché qui est dominé par les deux géants que sont l'allemand Haribo ou le français Carambar & Co, mais aussi par des spécialistes des marques de distributeurs, segment en forte croissance.
C’est précisément sur ce terrain que s’est imposée cette ETI familiale créée en 2006, et devenue l’un des principaux fournisseurs de confiseries sucrées pour la grande distribution. Elle a aussi développé ses marques propres comme Têtes Brûlées ou Croibleu qui représentent désormais 25% de son chiffre d'affaires, ainsi qu'une activité B2B. « Nous travaillons avec l’ensemble des enseignes françaises et européennes, avec une double cible claire : les marques de distributeurs, qui constituent le socle de notre activité, et nos marques propres, qui nous permettent de toucher des consommateurs très différenciés, des enfants aux seniors, en passant par les jeunes adultes », souligne Michel Poirrier, PDG de Sucralliance.
15 emplois prévus
Le groupe vient d’achever, sur son site « Les bonbons de Dolis » à Saint-Florentin, dans l'Yonne, un investissement de 14 millions d’euros dans une nouvelle ligne dédiée aux bonbons gélifiés, un segment en forte expansion, notamment auprès des enfants. Cet équipement, le plus important, permet de porter les capacités de production sur ce créneau à plus de huit millions de kilos par an. L’investissement a été partagé entre la modernisation des infrastructures et l’acquisition de matériels de production de dernière génération, fonctionnant à 100 % à l’électricité. « C’est un projet qui a mobilisé nos équipes pendant près de quatre ans, avec un objectif clair : renforcer notre compétitivité tout en produisant en France », souligne Vincent Meslin, directeur industriel.