Porté par la reprise du nucléaire, CLM Industrie s'agrandit dans la métropole de Dijon
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Au-delà des investissements matériels, CLM Industrie opère une transformation de son modèle économique.
ULYSSE PROD
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Au-delà des investissements matériels, CLM Industrie opère une transformation de son modèle économique.
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À Dijon, CLM Industrie illustre comment la relance du nucléaire français entraîne une recomposition silencieuse et profonde du tissu industriel régional. Spécialisée dans les enceintes de confinement et les boîtes à gants destinées aux environnements nucléaires et de défense, la PME bourguignonne a engagé depuis 2023 un cycle d’investissements pour adapter son outil industriel aux nouvelles exigences de ses donneurs d’ordre.
« En 2023, on a investi une certaine enveloppe financière de nouvelles machines d’usinage, un tour multifonction et un centre d’usinage 5 axes », explique son directeur, Alexandre Arnoux. Objectif : répondre à des cahiers des charges toujours plus exigeants, notamment de la part de clients comme Framatome installé à Chalon-sur-Saône ou le CEA de Valduc, près de Dijon, en matière de précision et de qualité. Ces investissements constituent un premier jalon dans une stratégie plus large de montée en gamme.
La seconde étape est immobilière. En 2024, CLM Industrie a lancé une extension majeure de son site dijonnais. « L’objectif, c’était de tripler notre zone dédiée au montage », précise Alexandre Arnoux. La surface consacrée à l’intégration des équipements passe ainsi « d’une zone qui occupait à peu près 500 m² à une superficie de 1 500 à 1 600 m² ». Un choix stratégique qui permet à l’entreprise d’augmenter sa capacité de production sans basculer dans une logique de série. « On ne fait pas de produit catalogue. On est constamment sur du mouton à cinq pattes », rappelle le dirigeant.
Au-delà des investissements matériels, CLM Industrie opère une transformation de son modèle économique. « Il y a 10, 20, 30 ans, on se considérait comme un simple fabricant industriel. Aujourd’hui, on est une réelle société d’ingénierie », affirme Alexandre Arnoux. Désormais, chaque projet intègre une forte dimension de conception en amont, pilotée par un bureau d’études renforcé. « On part d’un besoin initial et à nous de transformer ces besoins en équipement industriel ».