Flambée du prix du gazole : le transport routier peine à absorber le choc
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Dans le Maine-et-Loire, les Transports Pohu sont spécialisés dans la livraison de carburant.
Mitschke - MATTHIEU MITSCHKE
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Dans le Maine-et-Loire, les Transports Pohu sont spécialisés dans la livraison de carburant.
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Le détroit d’Ormuz - par lequel transitent environ 20 % du pétrole mondial - est désormais majoritairement bloqué depuis le 2 mars, entraînant une volatilité extrême et une envolée brutale des cours sur le marché du brut. Selon plusieurs sources, le flux de tankers est tombé à zéro dès le 4 mars, contre plus d’une trentaine de navires par jour auparavant. Les prix du Brent ont atteint jusqu’à 119,5 dollars le baril durant le week-end, avant d'oscillier autour des 90 dollars ce mercredi.
Cette incertitude, déclenchée par l’escalade entre les États-Unis, Israël et l’Iran, provoque une panique immédiate sur les marchés. Résultat : les prix du pétrole et des carburants grimpent avant même qu’une pénurie physique ne se manifeste réellement.
Depuis le 28 février, le gazole a connu une hausse très rapide, de l’ordre de 15 à 20% en moyenne en France, selon les données agrégées des stations service.
En France, selon l’Union des Entreprises de Transport et de Logistique de France, le prix du gazole a bondi de plus de 16 % en moins de deux semaines, portant à près de 22 % la hausse enregistrée depuis le début de l’année. Pour un secteur où le carburant représente environ 25 % des coûts de revient, le choc est « immédiat ».
Les transporteurs routiers - déjà tenus à des marges serrées - voient leurs conditions d’exploitation se détériorer en temps réel. La situation mondiale n’aide pas : plusieurs pays, comme la Chine, ont demandé à leurs raffineurs de suspendre les exportations de gazole et d’essence afin de préserver leurs stocks internes, accentuant les tensions sur le marché international des produits raffinés, notamment le diesel et le gazole, très utilisés par le secteur routier.
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