Le réseau ADN Ouest qui regroupe des professionnels du numérique en Bretagne et dans les Pays de la Loire vient de dévoiler les résultats de son premier observatoire de la maturité numérique responsable.Permettre aux organisations d’identifier leurs forces mais aussi leurs axes d’amélioration. C’est dans cette optique que l’association ADN Ouest qui représente la filière numérique en Pays de la Loire et en Bretagne avec plus de 780 adhérents s’est intéressée à la maturité numérique des entreprises, des administrations utilisatrices du numérique, des prestataires de services ou encore des établissements d’enseignement et de recherche. En tout, 124 diagnostics ont été réalisés entre juillet et la mi-septembre. 58 prestataires du numérique et 66 utilisateurs ont répondu à une trentaine de questions autour de six axes stratégiques.
Un engagement réel mais encore peu structuré
Un premier constat s’impose. Si des actions sont déployées, elles sont encore trop peu intégrées à des stratégies globales. Parmi les grands enseignements de cette étude, l’on apprend que, sur les 124 répondants, 74% ont mis en place des actions ou une stratégie numérique responsable. Mais le rapport de 49 pages d'ADN Ouest met en lumière un écart significatif de maturité. 40% des prestataires du numérique ont enclenché une telle dynamique. C’est seulement 18% au sein des structures utilisatrices.
Néanmoins, seules 28% des organisations ont déployé une véritable stratégie. Si 54% des directions générales sont sensibles aux enjeux du numérique responsable, le passage à l’action tarde.
D’ailleurs, à peine 25% accordent un budget annuel et mobilise une personne ou des équipes au moins partiellement. Seules 11% des organisations vont plus loin et allouent des moyens humains. Un point sur lequel a réagi Pierre Reina, DSI d’Armor Group, à l’occasion de cette première restitution au sein de l’école Epitech à Nantes (Loire-Atlantique). « Il n’y a pas de budget dédié, il faut se débrouiller. » Même constat au sein de la Semitan, le gérant les transports en commun, où il n’y a pas de budget alloué.
Une communication frileuse