Récemment inauguré, le premier démonstrateur de recherche et de développement en France va produire des molécules d’intérêt thérapeutique pour la santé humaine.
Les microalgues produisent naturellement des molécules précieuses pour la santé : protéines, pigments anti-inflammatoires, vésicules thérapeutiques … Pourtant cette ressource est encore peu exploitée. « Seul un tiers des microalgues sont identifiées », indique Antoine Goullet, directeur-adjoint Recherche du Pôle Sciences et Technologie et professeur des universités à Polytech Nantes.
Un sujet sur lequel va donc se pencher Gepea, l’un des plus grands laboratoires français en génie des procédés et bioprocédés, réunissant 240 chercheurs, ingénieurs et doctorants issus du CNRS, de Nantes Université, d’IMT Atlantique et d’Oniris. Avec d’autres acteurs de la région Pays de la Loire, il vient d’inaugurer ce 1er février un démonstrateur de R&D « inédit en France », se félicite Pascal Jaouen, professeur à Polytech’Nantes et directeur honoraire du laboratoire Gepea (Génie des procédés environnement – agroalimentaire). Son nom : Health-Phase.
Le projet Heath-Phase est porté par le laboratoire Gepea (Génie des procédés environnement – agroalimentaire). (Crédits : Florence Falvy)
Produire des molécules thérapeutiques...
Installé au centre de recherches technologiques de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), ce laboratoire de 70 mètres carrés vise à produire des molécules d’intérêt thérapeutique pour la santé humaine, issues des microalgues. De quoi marquer une étape majeure dans le développement de cette filière en Pays de la Loire.
« Dans un environnement très contrôlé, nous allons pouvoir aller de la souche de microalgues jusqu'à l'extrait final actif qu'on pourra utiliser en essai clinique, par exemple. Et c’est la première fois que cela se fait pour les microalgues », prolonge Jérémy Pruvost, directeur du laboratoire Gepea et responsable du projet Health-Phase. C’est « un véritable pari », poursuit-il.