Pourquoi le transport électrique se développe lentement dans les Pays de la Loire
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Etabli dans le Maine-et-Loire, le groupe Brangeon exploite quatorze véhciules 100% électrique.
Austudiod
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Etabli dans le Maine-et-Loire, le groupe Brangeon exploite quatorze véhciules 100% électrique.
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Selon les données d’Avere France, association nationale pour le développement de la mobilité électrique, les immatriculations de camions électriques sont passées de 667 unités en 2024 à plus de 930 en 2025, soit une progression proche de 40 % en un an. La région Pays de la Loire suit le mouvement même si les volumes demeurent modestes.
En 2025, 163 poids lourds électriques y circulaient pour opérer majoritairement sur des trajets courts à moyens, compatibles avec une recharge au dépôt, aujourd’hui privilégiée par les transporteurs.
Cette stratégie est notamment celle de Transports Derocq, en Vendée. L’entreprise a intégré ses premiers camions électriques en 2024, à l’initiative de sa direction. Elle dispose aujourd’hui de six véhicules (sur une flotte de 70 tracteurs) alimentés par des bornes installées sur site, elles-mêmes alimentées par des panneaux photovoltaïques. « L’autonomie et l’organisation des tournées ne sont plus un frein », souligne Claire Gouas, la responsable RH en charge de la labellisation Objectif CO2.
À une autre échelle, le groupe vendéen DB Schenker exploite aujourd’hui 135 poids lourds électriques en France (sur 1 200 véhicules), dont 15 dans les Pays de la Loire, et prévoit d’accélérer encore leur déploiement avec 62 nouveaux véhicules d’ici à août 2026. Le logisticien investit dans des sites de recharge haute puissance, condition indispensable à la montée en charge des tracteurs électriques. Le prochain site sera livré en mars à Boufféré (Vendée), moyennant 1,5 million d’euros d’investissement. « La massification ne pourra se faire qu’avec des bornes très haute puissance, capables de répondre aux besoins du transport longue distance », est d'avis Tariel Chamerois, directeur RSE & DD de DB Schenker France & Maghreb.
Car c’est bien là que se situe le principal verrou. Selon les acteurs de la filière, les stations publiques compatibles avec les camions restent rares, notamment en dehors des grands axes. Dans la région, seules cinq stations sont opérationnelles et trois seront déployés en 2026 en Vendée, selon Renault Trucks, insuffisantes pour envisager une électrification massive des flux. « Il y a encore trop peu de stations adaptées : certaines bornes existent mais elles ne fonctionnent pas toujours et ne sont pas forcément accessibles aux camions », témoigne Claire Gouas chez Derocq.
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