« Pas question d’un quoi qu’il en coûte pour soutenir les Girondins » ! Bordeaux Métropole a posé ses conditions à une éventuelle entrée majoritaire du fonds Sparta au capital du club de football. Et, pour l’heure, les demandes financières de l’investisseur sont jugées « difficiles, voire impossibles », concernant le stade Atlantique.La Métropole de Bordeaux se retrouve au milieu d’un accord d’investissement dans le club de football des Girondins de Bordeaux et elle compte bien faire valoir ses intérêts. Comme le révélait ICI Gironde début juin, Gérard Lopez, propriétaire des Girondins depuis cinq ans, aurait trouvé un accord de principe avec le fonds d’investissement Sparta Capital pour céder la majorité du capital du club sextuple champion de France.
Or, le fonds britannique a mis sur la table plusieurs conditions, portant principalement sur le stade Atlantique, qui ne relèvent pas du club mais bien de la Métropole. Et cette dernière les juge « difficiles, voire impossibles » à satisfaire, selon les mots de son président Thomas Cazenave.
Le principal désaccord porte sur une procédure judiciaire en cours par laquelle la collectivité cherche à récupérer les loyers impayés liés à l’exploitation du stade. Sparta souhaiterait voir cette procédure abandonnée. Mais Bordeaux Métropole s’appuie sur une lettre d’intention, signée par Gérard Lopez, engageant l’actionnaire principal à régler ces loyers dans le cas où le club se retrouverait dans l’incapacité de le faire.
Or, les Girondins de Bordeaux sont dans une situation financière très délicate depuis la relégation du club en Ligue 2 en 2022, suivie d’une relégation administrative en 2024 en National 2 (4ᵉ division du football français), où le club évoluera encore la saison prochaine. Mais le montant réclamé par Bordeaux Métropole s’élève à 19 millions d’euros et son président refuse de renoncer à une procédure qu’il estime « légitime » visant à « protéger les finances de la Métropole ».