Horlogerie : dans un marché en repli, les acteurs francs-comtois misent sur la montée en gamme
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Les ateliers Pequignet
@FREDERICDUCOUTPHOTOGRAPHY
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Tandis que les exportations suisses ralentissent et que l’industrie helvète perd progressivement des volumes, l’horlogerie française poursuit sa progression. Selon l’Observatoire Francéclat, la production nationale de montres a progressé de 5 % en 2025 pour atteindre 105 millions d’euros, tirée notamment par les montres mécaniques, en hausse de 10 %. Dans le même temps, les exportations horlogères françaises ont gagné 2 %, à 2,87 milliards d’euros.
Pour Hervé Buffet, délégué général de Francéclat, cette dynamique traduit une transformation profonde du marché. « La relation entre valeur et volume n’est plus la même. La Suisse continue de progresser en valeur mais a perdu près de 10 millions de montres produites en une décennie. On assiste à une recomposition du marché où les montres mécaniques et automatiques gagnent en importance tandis que les volumes reculent. »
L’évolution profite aux fabricants français, qui occupent désormais un espace délaissé par les grandes maisons suisses. « L’horlogerie suisse a pris l’ascenseur en termes de prix et a libéré une partie du marché. Les marques françaises sont venues occuper cet espace avec des propositions plus créatives et plus accessibles », analyse Hervé Buffet. La tendance est particulièrement visible dans le Doubs, berceau historique de l’horlogerie française, où se concentrent près de la moitié des entreprises françaises du secteur.
Pequignet revendique sa place dans la haute horlogerie
À Morteau, Pequignet a fait le choix d’un repositionnement radical. Depuis sa reprise en 2021 par Hugues Souparis, la manufacture a progressivement abandonné ses modèles d’entrée et de milieu de gamme pour se concentrer sur des montres comprises entre 3 000 et 10 000 euros. « Quand j’ai repris l’entreprise, le haut de gamme représentait environ 35 % du chiffre d’affaires. Aujourd’hui, nous sommes à plus de 75 %, et nous visons 100 % dès 2027 », explique le dirigeant.
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