Malgré une croissance mesurée, à 1%, la plateforme aéroportuaire capitalise sur sa position géostratégique qui la rapproche de la Méditerranée et plus précisément de l’Afrique. Tout en travaillant à faire émerger un campus d’activités.
Avec un trafic mondial à 5 milliards de passagers et une croissance confirmée des aéroports dans le monde, le trafic aéronautique civil a le vent en poupe. A Marseille Provence aussi, même si la croissance enregistrée en 2025 s’établit à 1% avec 11,2 millions de passagers, à comparer avec Nice, premier aéroport régional avec 15,2 millions de passagers.
Marseille Provence qui doit beaucoup au trafic international pour tirer la croissance, à l’instar des autres plateformes aéroportuaires d’ailleurs, le trafic domestique ayant globalement souffert de la taxation des billets d’avion entrée en vigueur au printemps 2025.
Renfort des liaisons vers l’Afrique
L’international, donc qui croît de l’ordre de 3,9%, poussant même à 4,6% concernant l’Afrique du Nord. Une performance qui tient largement au positionnement géostratégique de l’aéroport qui en fait depuis toujours une destination naturelle vers la Méditerranée.
Marseille Provence dessert, en effet, notamment l’Algérie, Cabo Verde, l’Ethiopie, le Maroc, ou la Tunisie et continue de développer certaines d’entre elles comme le Sénégal ou l’Arabie Saoudite. En 2025, de nouvelles destinations telles Dakar, Médine ou Le Caire sont venues renforcer l’offre existante.
Une offre que vient consolider Volotea, la compagnie aérienne ayant annoncé une liaison directe Marseille-Alger pour l’été, basant, pour se faire, un quatrième avion sur la plateforme phocéenne, qui devient ainsi la deuxième base après Nantes.
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Un aéroport «entrepreneur »
Mais Marseille-Provence ne regarde pas que vers la Méditerranée. Elle a aussi le regard tourné vers son proche périmètre et sur ce projet de quartier d’affaires, un campus d’activité autour de l’aéronautique, le numérique et l’énergie, qui prendrait place sur les 5,5 hectares disponibles à proximité des terminaux et qui vise à accueillir des entreprises et des talents dans les 33 000 m2 d’immeubles dédiés. Un hôtel de 120 chambres et des espaces de restauration sont également prévu. Baptisé Aequatio, ce projet a été confié à Vinci Immobilier, lauréat de l’appel à projet lancé par l’Aéroport Marseille Provence. Un projet qui nécessite 100 millions d’euros d’investissement et qui viendra lui aussi consolider la partie « entreprenariale » de la plateforme qui héberge déjà 139 entreprises pour près de 4 500 salariés. Selon une étude d’impact réalisée au cours de l’année 2025, l’activité économique de l’aéroport génère 4 850 emplois directs et 1,3 million d’euros de retombées sur l’ensemble de la région Sud. La consommation touristique des passagers y contribue à hauteur de 867 millions d’euros. Surtout Aequatio peut voir le jour maintenant que le projet de transport par câble reliant la gare de Vitrolles au Terminal 1 de l’aéroport en passant par Airbus Helicopters désenclave la plateforme accessible en voiture ou en bus. Un moyen de transport très attendu, prévu pour être livré en 2029.