« Le port est le thermomètre de la santé du monde et la température, actuellement, est élevée ». Voici, ainsi résumé par Christophe Castaner, le rôle que tiennent, globalement les ports. « Nous entrons dans un schéma de mondialisation segmenté et instable, avec une fragmentation de la chaîne logistique. Nous assistons à une repolitisation du commerce international », analyse encore le président du Conseil de surveillance du GPMM, qui rappelle que déjà, l’an dernier, le secteur avait largement été marqué par les perturbations en mer Rouge. Dans ce contexte particulier, cependant, Marseille-Fos tient bon le cap et réussit même à engranger une croissance de 5% du trafic total – qui pointe à 74 millions de tonnes – comme du chiffre d’affaires qui s’établit à 235,3 millions d’euros.
Si cette performance tient à la capacité du port à rester sur ses fondamentaux comme le souligne aussi Christophe Castaner, elle doit beaucoup à la stratégie d’investissement qui relève depuis plusieurs années d’une vision, celle d’un port qui se transforme dans son rôle économique. A son arrivée en 2019 en tant que président du directoire, Hervé Martel évoquait cette transformation en parlant de port entrepreneur, un concept qui échappait alors à beaucoup. C’est pourtant cette stratégie, renforcée à l’arrivée de Christophe Castaner à la présidence du Conseil de Surveillance, qui permet à Marseille-Fos de bien se comporter en temps de crise.