Dans le cadre du projet de loi Ripost voté mardi soir, la chambre haute a approuvé la prolongation jusqu’en 2030 et l’élargissement spatial de la vidéosurveillance algorithmique, expérimentée lors des JO 2024.À l’approche des Jeux d’hiver de 2030, le gouvernement se prépare à renforcer la sécurité en misant sur les nouvelles technologies. Parmi les moyens envisagés : la vidéosurveillance algorithmique. Déployée lors d’une première expérimentation au moment des Jeux olympiques de 2024, l’extension de son utilisation a été approuvée par le Sénat dans le cadre du projet de loi Ripost. Ce dernier, consacré aux phénomènes troublant l’ordre public, a été voté mardi soir.
La vidéosurveillance algorithmique relève de caméras classiques équipées d’un logiciel d’intelligence artificielle. Elles peuvent ainsi détecter en temps réel lorsqu’un événement peut porter atteinte à la sécurité des personnes. Le projet de loi contient une prolongation, jusqu’au 31 décembre 2030, de cette vidéoprotection, et « l’élargissement de son champ d’application ». Elle pourrait être utilisée désormais dans des bâtiments et lieux ouverts au public, et plus seulement sur les abords ou la voie publique, lors d’épisodes qui pourraient « exposer à des risques d’actes de terrorisme ou d’atteintes graves à la sécurité des personnes », souligne la commission du Sénat.
Surveillance généralisée
Si le projet de loi doit encore passer par l’Assemblée nationale pour être adopté définitivement, ce volet surveillance a fait l’objet d’une levée de boucliers d’une partie de l’opposition de gauche. « On confie désormais la surveillance de l’espace public à des algorithmes et à des sociétés étrangères, on empile les mesures exceptionnelles d’expérimentation sans jamais en évaluer la pertinence », dénonce le sénateur écologiste Thomas Dossus, rapporte Public Sénat.