Près de 150 entreprises françaises sont présentes au Consumer Electronic Show de Las Vegas. Mais les régions adaptent leurs stratégies de soutien aux start-up. Alors que la plupart réduisent la voilure, certaines renoncent à s’y rendre, tandis que d’autres maintiennent d’importants moyens publics.« L’intérêt d’un salon pour une start-up c’est d’y croiser des clients ou des futurs clients. Et de ce point de vue là, le CES reste incontournable », témoigne depuis Las Vegas Matthieu Hazouard, conseiller régional de Nouvelle-Aquitaine en charge du numérique. La collectivité envoie en 2026 sa dixième délégation au Consumer Electronics Show où 4 500 exposants et près de 150 000 visiteurs venus de 150 pays sont attendus.
Malgré des budgets votés en baisse en 2025 et 2026, la Nouvelle-Aquitaine a décidé de maintenir une enveloppe de 100 000 euros pour accompagner une quarantaine de personnes et 17 start-up des secteurs de la santé, mobilités, télécommunications, industrie et services. Un format identique à celui de 2025 et bien loin du pic de 40 start-up atteint en 2018 quand la facture s’élevait alors à 300 000 euros. « Dans plus de 90 % des cas, les entreprises trouvent au CES des contrats, des prospects ou des contacts, c’est un investissement utile », assure Matthieu Hazouard.
Avec près de 150 entreprises présentes sur place notamment dans les domaines de la santé, de la cybersécurité, de l’intelligence artificielle et des technologies numériques, la France sera à nouveau la première délégation européenne au CES, selon Business France. Environ la moitié du total, sera réunie au sein des Pavillons France fédérant notamment Business France, la French Tech et huit conseils régionaux.
Des absents de marque
De fait, le contexte économique morose, les difficultés de financements des jeunes entreprises innovantes et les contraintes budgétaires ont convaincu plusieurs régions de premier plan de faire l’impasse sur l’événement en 2026. « Le contexte budgétaire nous oblige à faire des choix, mais il faut savoir aussi que nous sommes partenaires de Vivatech [à Paris du 17 au 20 juin, NDLR] qui a pris une place prépondérante dans le secteur. Ce sont des décisions qui s’évaluent chaque année. Ce n’est pas une décision définitive », explique-t-on ainsi au conseil régional d’Île-de-France qui avait accompagné l’an dernier une délégation de 14 start-up jeunes pousses.