Data Center : le groupe Nebius érige un site colossal dans les Hauts-de-France
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Des serveurs de Nebius en Finlande.
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Des serveurs de Nebius en Finlande.
Nebius
Nebius, un acteur émergent dans le secteur des infrastructures de données et d'IA, annonce ce 12 février qu'un data center d'une puissance de 240 MW devrait être érigé dans la commune de Béthune (Pas-de-Calais). Un premier déploiement permettra de lancer l'activité à 120 MW dès la fin 2026 selon Nebius, avant d'atteindre la pleine capacité (240 MW) à la fin de l'année 2027.
Cette nouvelle infrastructure, pour accueillir des serveurs, se placera immédiatement parmi les plus puissantes de France. Seul le parc de Data4 en Essonne est aujourd'hui capable de délivrer davantage de puissance : passant de 130 MW actuellement, il devrait atteindre 375 MW pour la fin de l'année également.
Pour Nebius, il s'agit de son plus gros projet européen à l'heure actuelle. Une première infrastructure existait déjà dans les locaux d'Equinix en Seine-Saint-Denis, avec notamment des capacités dédiées à l'intelligence artificielle. « Le choix de la France s'est fait assez naturellement il y a quelques mois. Ce n'est pas un événement en particulier, mais toute la stratégie publique que l'on observe depuis un an qui montre clairement que le pays veut construire une infrastructure IA unique en Europe », explique Tom Blackwell, directeur de la communication de Nebius.
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Dans le paysage ultracompétitif de l'infrastructure cloud dédiée à l'IA, Nebius a su rapidement se faire une place. Le groupe basé aux Pays-Bas affiche une croissance fulgurante qui attire les géants de la tech. Son histoire, certes récente, est liée historiquement à celle de Yandex, le « Google russe » dont il est issu après une scission finalisée en juillet 2024. Arkady Volozh, son fondateur et actuel PDG, avait été placé sur la liste des sanctions de l'Union européenne après l'invasion de l'Ukraine, accusé de complicité avec le régime de Vladimir Poutine. Les sanctions ont été levées en mars 2024 après que Volozh eut publiquement condamné la guerre, qualifiant l'invasion de « barbare ». En cédant ses actifs russes pour 5,2 milliards de dollars à un consortium d'investisseurs proches du Kremlin, avec une décote de 50 % imposée par Moscou, l'entrepreneur a définitivement tourné la page russe pour s'imposer comme un partenaire cloud « AI-native » du continent européen, en commençant par les premières installations en Finlande.
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