« Nous ne sommes plus dans la théorie, les risques d’une attaque à travers l’IA sont bien réels » : entretien avec le PDG de Check Point
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Nadav Zafrir, PDG de Check Point.
Adi Lam
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Nadav Zafrir, PDG de Check Point.
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Le géant de la cybersécurité Check Point poursuit son shopping. Le groupe vient d’annoncer, simultanément à la publication de ses résultats annuels, le rachat de trois start-ups israéliennes, Cyclops, Cyata et l’équipe de Rotate, pour un montant total estimé à 150 millions de dollars d’après les médias locaux. Ces transactions s’inscrivent dans la continuité de l’acquisition de Lakera AI, finalisée au quatrième trimestre 2025 pour 190 millions de dollars.
Avec l’explosion des modèles de langage et des agents IA autonomes, les entreprises font face à une refonte complète de leur surface d’attaque. Les hackers ne cherchent plus seulement à exploiter des failles techniques dans les réseaux, ils manipulent les chatbots internes pour détourner les instructions des intelligences artificielles et leur faire cracher des données sensibles. Un changement de paradigme qui oblige les acteurs historiques comme Check Point à repenser leur arsenal.
Ainsi avec Lakera, le groupe s’est doté d’un pare-feu sémantique capable d’intercepter en temps réel ces nouvelles attaques. Les trois acquisitions annoncées cette semaine complètent cette transformation puisqu’elles permettent, entre-autre, de surveiller les agents qui fonctionnent en parfaite autonomie. Nadav Zafrir, PDG de Check Point nous décrit la réalité d’un secteur en pleine recomposition.
L’intelligence artificielle a toujours été présente en cybersécurité pour détecter les menaces, comme une barrière active qui analyse les comportements suspects. Il est important de le rappeler.
Concernant les modèles de langage, il existe deux enjeux concrets. Du point de vue des employés, il y a le risque lié à l’utilisation quotidienne de ces nouveaux outils. Leurs prompts, les instructions fournies au chatbot, peuvent contenir des informations sensibles et c’est essentiel de le surveiller. L’IA elle-même peut être configurée de manière malveillante et induire en erreur les salariés.
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