Netflix le présente comme « l’homme qui refusait de mourir » dans son documentaire. Bryan Johnson, multimillionnaire qui a fait fortune en vendant sa société Braintree à PayPal pour 800 millions de dollars, investit désormais sa richesse et son propre corps dans une quête d'immortalité. Son programme, il ne se contente pas de le tester, il le monétise. Sa dernière entreprise, Blueprint, a annoncé il y a une semaine avoir levé environ 52 millions d’euros – comptant Kim Kardashian et Paris Hilton parmi ses investisseurs – pour déployer son protocole de longévité. L’approche est personnalisée selon les préférences, le budget et l’état de santé de chacun, incluant tests médicaux, nutrition, suppléments, suivi par intelligence artificielle et même certains traitements sur ordonnance. Rencontré par La Tribune, il nous livre sa vision d'une santé pilotée par l'intelligence artificielle.
La Tribune. Depuis l’avènement de l’intelligence artificielle en tant que technologie démocratisée, avez-vous changé votre approche de l’allongement de l’espérance de vie ?
Bryan Johnson. J’ai tenté d’être à l'avant-garde de tous les tests et expériences possibles pour améliorer la santé, pour mener des thérapies, mais je suis dans une position particulière pour prendre autant de temps. L’idée de « vouloir être en bonne santé » n’est pas si simple. Vous devez passer régulièrement par des tests sanguins, contrôler votre nourriture, connaître votre niveau de protéines, quelle huile vous consommez, si vous avez accès à des saunas, si vous devez mettre de la glace sur les parties génitales... L'objectif pour une société comme Blueprint est de fournir un coach santé généré par IA à ses côtés au quotidien, avec tous ces paramètres pris en compte. Personnellement, j'ai un assistant santé artificiel qui me fournit des bilans réguliers basés sur les nombreuses données que j'ai intégrées et celles des objets connectés. J’aimerais étendre cette approche au grand public.