Epargne responsable : la fintech Goodvest à l'assaut du marché français
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L'équipe de Goodvest, qui gère aujourd'hui près de 15 000 clients.
Goodvest
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L'équipe de Goodvest, qui gère aujourd'hui près de 15 000 clients.
Goodvest
Goodvest continue de tracer sa route dans l’univers encore balbutiant mais très convoité de l’épargne durable. Deux ans après une série A de 10 millions d’euros, la fintech parisienne annonce une nouvelle levée de fonds de 12 millions d’euros menée par Serena, via son fonds InnovAllianz III, aux côtés de ses investisseurs historiques Ring Capital, Polytechnique Ventures, ALM Innovation (AG2R La Mondiale) et Globivest.
« C’est la preuve que la finance durable devient un standard dont nous sommes l’une des figures de proue », se félicite Joseph Choueifaty, PDG et cofondateur de Goodvest.
Goodvest s’est imposée en 2021 avec la première assurance-vie alignée avec l’Accord de Paris sur le climat. Sa gamme de produits « couvre aujourd'hui l’ensemble des besoins d’investissement, du placement garanti à l’épargne retraite, qui excluent systématiquement les », revendique son dirigeant.
Dans le détail, la fintech propose notamment deux contrats d'assurance-vie, dont un dédié aux enfants, un plan d'épargne retraite (PER), un livret A, ou encore une poche de private equity lancée en 2024, mais encore marginale dans les encours gérés par l'entreprise.
Depuis sa précédente levée de fonds, Goodvest a quasiment triplé le montant de ses fonds sous gestion, de 80 à 200 millions d’euros actuellement et 250 millions en prévisionnel d'ici à fin 2025. Le service séduit désormais 15 000 épargnants, avec un modèle économique qui repose sur une commission prélevée sur les encours, « de 0,2 % pour les produits garantis tels que le livret A, à 1,5 % pour les plus rémunérateurs », précise l'entrepreneur.
Résultat : un chiffre d’affaires récurrent annuel (ARR) de 2 millions d’euros, apte à rassurer les fonds d'investissements au moment de la levée de fonds, bouclée en seulement quatre mois malgré le contexte difficile pour la French Tech.
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Surtout, la start-up parisienne assume une méthodologie radicale. « Un comité d’investissement analyse ligne à ligne tous les sous-jacents des fonds pour vérifier qu’ils répondent à nos critères. Nous excluons totalement tous les fonds qui financent des énergies fossiles par exemple », précise Joseph Choueifaty.